Coopérative Timgharine

Sur la route pour aller voir les cascades d’Imouzzer, nous nous sommes arrêtés dans une coopérative féminine d’argan.

Très gentiment, on nous a fait visiter tous les ateliers de la coopérative et invités à goûter un petit déjeuner berbère : Amiou (amendes écrasées avec miel et huile d’argan) ; huile d’argan ; miel d’argan, le tout avec du pain. Très bon.

Il existe deux type d’huile d’argan : la cosmétique, l’amande est écrasé nature et l’alimentaire, l’amande est torréfiée avant d’être pressée.

En juillet-août, les noix d’argan sont ramassées au sol. On doit attendre qu’elles tombent. Ensuite, on enlève la peau (qui sera pour les chèvres) et on casse la noix pour en extraire l’amande. La coquille servira de combustible. On écrase l’amande pour en extraire l’huile et la pulpe restante va servir pour fabriquer les savons à la place de la soude.

Cette coopérative fabrique également de huile de chanvre, de ricin, de pépins de figues de barbarie, de nigelle. Et tout un tas de crèmes, gels douche, shampoings et même lotions de massage contre les douleurs musculaires.

Nous avons fait le plein de savons et huile d’argan. J’ai même pris une petite fiole d’huile de pépins de figues. Il paraît que c’est bon contre les rides. C’est un peu tard pour moi mais l’espoir fait vivre 😉

Il existe une race particulière de chèvres (pelage crème) qui escaladent uniquement les arganiers. Elles mangent feuilles et fruits mais à la fin de la journée, elles vomissent les noix débarrassées de leur peau. Hélas, ces noix ne sont plus acceptées dans les coopératives pour faire de l’huile.

Essaouira

Très jolie station balnéaire. Le tourisme y est roi. La médina ressemble à un centre commercial à l’air libre. Beaucoup d’échoppes proposant de l’artisanat marocain, une pléiade de restaurants plus « authentiques » les uns que les autres.

Bref, c’est joli, aseptisé et TRES venteux !!!

Vous avez compris que je n’ai pas vraiment adhéré. Mais le port a gardé son cachet et l’emplacement de la ville est vraiment beau. Les sports qui allient eau et vent sont idéalement pratiqués ici.

Pour ce soir, direction Ounagha pour deux nuits. Au programme, lessivessss, courses, traitement des photos, comptes et administratif , les corvées que tout le monde a ! Un jour de congé pour le chauffeur avant d’attaquer l’Atlas.

Entre Safi et Essaouira :

Safi

La ville des potiers. Balade sur la colline où se trouve les ateliers dédiés à la poterie. Préparation de la terre qui est tout d’abord réduite en petits morceaux, puis mouillée et malaxée pour en sortir les impuretés et enfin découpée en pain qui sont livrés aux tourneurs. Ces étapes sont primordiales pour la qualité des poteries. Ensuite, tournage, séchage, premier tour de cuisson à 950° puis décor au pinceau, re-séchage, émaillage et deuxième cuisson au four à gaz 1250°. Les pièces sont magnifiques. Faute de place, je n’ai pas craqué …

Un « guide » nous a emmenés à travers la colline pour voir tous les ateliers. Il a été sympa et n’a rien demandé alors nous lui avons donné un bon pourboire avec plaisir.

Le guide et le gardien du parking nous ont proposé de la poterie en échange de vin ou d’alcool. Mais nous n’avions pas besoin de poteries.

Nous sommes ensuite allé voir l’église espagnole et la cathédrale portugaise dans la médina mais il ne reste que des ruines. Nous avons erré dans la médina. Les gens étaient très courtois et souriants. Nous nous sommes arrêtés pour manger dans un bouiboui les spécialités de Safi à base de sardines. Bon, sympa et dans son jus. 40dh soit 4 euros pour un petit repas tout simple au milieu des marocain. Rien à voir avec les médinas des grandes villes.

J’ai bien aimé Safi.

Vidéo entre Oualidia et Safi :

Entre Casablanca et Safi

Comme d’habitude, nous avons quitté Casablanca au plus vite. Nous avons roulé jusqu’à El Jadida et en guise de camping, nous avons stationné sur le bord de la plage, seul endroit permis car il n’y a plus de camping.

Nous comptions visiter la vieille ville portugaise et notamment la citerne enterrée, du même style que celle d’Istanbul mais en plus petite. Hélas, c’est en réfection depuis deux ans. Alors nous nous sommes offerts une friture chez El Bahri. Très bien. N’hésitez pas si vous passez par là.

Direction le sud. A Sidi Bouzid, nous avons dû traverser un immense marché. Déjà en temps normal la circulation est compliquée mais là, c’est le bronx total. Il y a un petit film mais je ne sais pas comment le joindre …

En longeant la côte, spectacle de lagunes, de marais salants, roseaux, flamants roses et autres échassiers de petits modèles (huîtriers, etc )

En arrivant à Loualidia, nous trouvons le parking blindé de camping-car. Demi tour direction un spot que nous espérons plus calme. Et gagné !!! pour la première fois depuis notre arrivée, et après 6kms dans la lagune sur une piste qui a bien plu à Bidouille, enfin un squat d’enfer ! Du coup, on se fait une journée off, paisible Basile 😉

La conduite au Maroc ressemble à une foire d’empoigne. Tout le monde est prioritaire, chacun est dans sa bulle et change de direction, s’arrête, démarre sans avertissement et sans se préoccuper des conséquences sur la circulation. Même sur les passages piétons, ceux-ci courent pour ne pas se faire écraser. En plus des véhicules courants, vous devez aussi partager la chaussée avec ânes (pas les conducteurs, les bestioles ), charrettes à cheval, tricycles trafiqués pour devenir taxi ou échoppe. Bref, quand on ne veut faire de mal à personne, c’est stressant, surtout vues nos dimensions. Une journée sans conduite va faire du bien au chauffeur.

La vidéo de l’étape : https://youtu.be/T77v2CL-Clk

Casablanca

Pas très envie de retourner dans une grande ville mais il n’était pas possible de snober la plus grande mosquée d’Afrique et la seule qu’il soit possible de visiter au Maroc, et cela sans même un voile sur les cheveux !

Alors go ! Nous commencerons par le musée de la mosquée. Très intéressant. Il explique le travail des artisans pour les différentes spécialités et permet d’admirer la qualité de leur travail.

Le monsieur n’est pas une spécialité locale 😉

Et voici la mosquée Hassan II : 6 ans de travaux, mosquée construite sur un socle parasismique ancré au fond de l’eau. Minaret 200m de haut, la mosquée 200m x100m et 65m de haut. La technologie camouflée dans l’artisanat, haut parleur, joints de dilatation, toit ouvrant, portes d’entrée s’ouvrant à la verticale comme une porte à galandage mais de plusieurs tonnes. Une merveille technologique et une vraie splendeur.

A l’extérieur l’unité de tons donne un bel ensemble.

A l’intérieur, on retrouve les éléments apportés par les 20000 artisans qui ont travaillé sur ce projet.

Les femmes sont sur les balcons, derrière des moucharabiehs pour la prière. Il y a même des escalators pour accéder aux balcons !

Le toit s’ouvre en 3 mns mais rarement car l’air marin abime les stucs et autres décors.(désolée, la photo est un peu floue )

Au sous-sol se trouvent les salles dédiées aux ablutions. Une prière sans ablutions préliminaires n’est pas considérée comme valide… Les fontaines sont en forme de lotus et sont en albâtre.

La visite a été très courte 45mns car l’heure de la prière approchait. Nous serions bien resté plus longtemps.

Rabat

Les grandes villes, ce n’est pas notre kiff mais nous faisons un effort.

Rabat est une ville avec de grands boulevards mais la circulation y est tout de même stressante. Après avoir été refoulés de certains parking, nous trouvons à nous arrêter au pied des remparts, non loin de la médina. Une grande partie a été restaurée, c’est plutôt beau mais cela sent le neuf :).

Un monsieur s’impose et nous trimballe dans les ruelles au pas de charge. Plusieurs fois nous tentons de nous en défaire mais que nenni. Pour 2h de visite, il demande 350dh. le salaire horaire moyen au Maroc étant autour de 20dh, vous voyez l’arnaque…

Nous passons devant de très belles portes avec des décorations spécifiques. Par exemple, les portes avec un trident indiquaient la présence de marin dans la maison et les capitaines ayant besoin d’hommes d’équipage faisaient le tour de ces maisons pour offrir du travail. La main de Fatima apportait chance et protection aux habitants, le heurtoir en forme de ciseau montrait l’hospitalité, l’amitié. Certaines portes ont tant de couches de peinture que les sculptures et autres décorations sont quasi invisibles.

Un couple de retraité nous a ouvert son riad privé. Rien à voir avec les riads rénovés par des européens. Patio intérieur, plusieurs grandes pièces-salon autour de la cour et à chaque extrémité du salon un baldaquin cachant un lit. Ces gens ont été très gentils et nous ont même invités à manger mais notre « guide autoproclamé » ne nous a pas laissé le temps d’accepter.

Heureusement, nous étions vendredi donc beaucoup d’échoppes fermées et pas de foule.

Nous nous sommes ensuite baladés le long du port et nous y avons mangé. Même tarif que les grandes villes d’Europe sauf que nous n’avions pas la possibilité de se boire une bière !

Nous choisissons de quitter Rabat pour essayer de trouver un endroit où dormir. Nous roulerons jusqu’à Mohamédia camping Océan bleu.

De Tanger à Rabat

Nous avons été déconcertés par la saleté aux abords des routes, des immeubles et des entrées de bourgs. La gestion des ordures est encore inopérante dans beaucoup d’endroits. Quel dommage…

En roulant, nous avons pu constater le bétonnage de la côte et la privatisation des accès à l’océan.

Autre mauvaise surprise, le camping sauvage même uniquement en stationnement est interdit. Le jour, de soi-disant gardien demande de l’argent et le soir la police déloge pour cause d’insécurité. En plus, avec le covid, de nombreux campings n’ont pas résisté et ont fermé : Très difficile de s’arrêter pour la nuit, les autres campings étant complets. Espérons que cela ne sera que pour la descente sur la côte…

Maintenant, les trucs sympas ! En passant à Larache, nous avons pu voir cigognes, flamants roses, marais salants et ruines romaines. Ici, on fabriquait du poisson mariné avec sel et huile d’olive. Plusieurs piscines permettaient au mélange de macérer jusqu’à devenir liquide pour faire la sauce garum très prisée des romains et envoyée partout dans l’empire.

Sète-Tanger

9 juillet Début du check-in 9h fin 14h. Nous pointons à 10h30 et devront attendre jusqu’à 16h pour l’embarquement. Ce temps d’attente sera très agréablement passé avec des amis à balader dans Sète et se faire un petit restau.

L’embarquement a été plutôt laborieux. Des camionnettes avec remorques ultra chargées dans tous les sens, soyons patients, inutile d’accrocher, il y aura de la place pour tout le monde.

Nous embarquons avec GNV sur le Atlas-Tanger, ferry vieillissant mais propre. La cabine était bien et un pont était réservé aux chiens et leurs besoins. Rien de spécial à dire, c’est un ferry pas un bateau de croisière…

Escale à Barcelone Puis arrivée à Tanger-med, en fait à 30 bornes de Tanger. Il a été TRES difficile de quitter le navire. Foire d’empoigne pour faire tamponner le passeport, puis nécessité de rester dans le pont parking pour équilibrer le navire qui prenait du gite et pour finir, passage du camion au scanner et chien anti-drogue. Assez comique, je ne connais pas de migrants qui veuillent entrer en fraude en Afrique et pour la drogue… Enfin. Toutes ces petites activités nous ont occupés jusqu’à bien 21h30. Du coup, nous avons dormi sur un parking dans l’enceinte du port. Bruyant mais on s’en contente.

Le lendemain, chasse à la carte sim. Pour 3 mois, nous préférons prendre un abonnement orange Maroc.100dh pour 1h de téléphonie, 20Go de données et illimité sur réseaux sociaux !

Quelques courses et c’est parti! Nous quittons Tanger sans visiter. Le premier contact avec les habitudes de circulation des marocains est un peu rude. On se lancera en ville plus tard.

Et maintenant ?…

Nous vous avons laissé après notre retour en France , cellule cassée.

Dans un premier temps, le constructeur, Cellule Touareg/ou Loisirs K-oncept, a pris en mains les réparations.

A l’issue des travaux, nous sommes allés faire un mini stage chez Christophe Sahuc , moniteur de 4×4 PL (Quercytt.com). Nous voulions vérifier le comportement du camion avec les nouvelles fixations de la cellule sur le châssis. Christophe a attiré notre attention sur plusieurs problèmes, et a insisté sur la dangerosité de notre camion. De retour chez le constructeur, nous le mettons au courant des informations reçues. Hélas, il ne prend pas en compte ces données et nous met face à une fin de non-recevoir. Nous sommes obligés de démarrer une action avec notre assurance juridique en sept 2019 ….. Cela a mis plus d’un an. Les confinements n’ont pas aidé … Nous sommes en février 2021. La cellule est maintenant bien accrochée au châssis grâce aux travaux réalisés par la carrosserie Brondy à Chantonnay.

Le camion ne roule toujours pas. Le constructeur, Cellule Touareg, a fait passer le véhicule à la DREAL avant que la plate-forme ne soit installée. Avec cette plate-forme, le camion ne passe pas au contrôle technique …. Nous devons faire déplacer la barre anti-encastrement …. Cellule Touareg-Loisirs K-oncept ne bénéficie pas des services d’un bureau d’études. Les solutions adoptées sont souvent empiriques alors que le format d’un camion est autre que celui d’une cellule. Nous avons constaté que la lecture des règlements était faite en diagonale et en ne retenant que ce qui les arrange. Après avoir fait modifier la plate-forme et la fixation de la barre anti-encastrement, nous réussirons sans doute le passage au contrôle technique. Mais il est quand même inadmissible de se retrouver dans cette situation à cause de l’incompétence d’un constructeur.

Bref, je vous déconseille totalement de faire faire votre cellule chez ce constructeur. Ses compétences ne sont absolument pas à la hauteur de son argumentaire sur son site web.

Maintenant, nos divers problèmes nous ont donné matière à réflexions et solutions. Donc, si vous êtes en cours de réflexion, nous pouvons peut-être vous renseigner.

Makhatchkala

Après notre soirée en compagnie des militaires russes, nous décidons de partir à Makhatchkala pour voir un peu plus longtemps la mer Caspienne. J’espérais même glander deux ou trois jours en bord de mer…

Sur la route, il faut être TRES attentif. Outre la conduite sportive des Russes, on se croirait dans une course, double à droite, à gauche, s’arrête n’importe ou et double n’importe où également, il y a nos amies les vaches qui mènent leur vie et traversent n’importe quand. Nous avons pu voir que les Russes imitaient les Turcs avec des voitures de police factices. Mais il y a beaucoup de check points, avec arrêt aléatoire mais leur curiosité nous fait gagner à chaque fois … En Ossétie et Tchétchénie nous n’avons pas eu ce souci.

Makhatchkala est la capitale du Daghestan. Grande ville avec sa circulation aberrante et extrêmement stressante pour Jeff. D’autant que la grande majorité des rues sont interdites aux camions et que nous sommes quand même obligés d’y passer. Pour le moment, la police ne nous a rien dit. Cet après midi, on a quand même flippé car on était suivi par une voiture de police sirène hurlante avec un policier qui parlait avec un haut parleur. Évidemment on ne comprenait rien. On s’est arrêté mais ouf ! ce n’était pas pour nous.

Les mosquées sont beaucoup moins nombreuses qu’en Turquie, les minarets moins hauts (sauf celle de Grozny). L’islam, bien présent est tout de même moins étouffant qu’en Turquie.

Et bien voilà ! On l’a notre photo de la mer Caspienne !!!!