Direction les cascades d’Imouzzer

Nous voulions quitter le monde sur les côtes, nous voilà servis. 5 heures de virages, des paysages magnifiques ,la traversée d’une oasis et ensuite l’arrivée aux cascades. Bon, soyons honnêtes, rien ne cascadait. Il a à peine plu depuis 3 ans. Les cours d’eau sont desséchés, le niveau du barrage Moulay Abdellah est au plus bas. Beaucoup d’arganiers et d’oliviers sont morts ainsi que des palmiers.

En arrivant sur le site, évidemment nous avons été pris en charge par un guide. Il nous a fait faire un détour par un coin de village berbère. Une ou deux maisons en torchis avec toit en bois de thuya, rigoles pour l’irrigation, « lavoir ». Le chef du village ouvre et ferme le réservoir pour répartir l’eau dans les différentes parcelles familiales. Le soir, la distribution est arrêtée pour permettre au réservoir de se remplir. Pour l’eau des maisons, les familles vont le soir avec leur âne pour remplir des bidons à la source.

En juillet-août, on récolte noix d’argan et amandes. En septembre, c’est le tour des olives. Il n’y en aura pas cette année à cause de la sècheresse. Il y a aussi des caroubiers dont les graines sont envoyées dans les grandes villes pour le chocolat. Nous n’avons pas eu plus amples explications.

Au pied des cascades à sec, subsistent deux trous d’eau, un de 45m de profondeur, l’autre de 2.5m. L’eau y est à 7° car le soleil n’atteint jamais la surface. Longue route pour deux trous d’eau, soit ! Mais le voyage n’est pas le but, c’est le chemin et celui-ci était somptueux.

Entre Essaouira et Imouzzer :

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