En route pour l’Ouzbékistan

Après ce moment bien agréable, nous décidons de reprendre la route pour la frontière ouzbek. Cette visite nous a fait faire un grand détour mais qu’importe, le voyage, c’est ça aussi. Nous privilégions la nouvelle « route » pour remonter vers Benyeu puis la frontière. En quittant le parking, un homme se met en travers du chemin pour nous demander de l’emmener jusqu’à Xanaozen à 150 kms. Pourquoi pas… On déloge Evi de son siège et on embarque ce monsieur, ne parlant que kazak. La conversation fut brève mais il a compris qu’on était français en route pour la Mongolie et il nous a chanté « la vie en rose » et une autre chanson d’Yves Montand en kazak. Hallucinant !

30kms plus loin, un grand bruit sous le camion, Jeff s’arrête sans couper le moteur et part récupérer des morceaux que nous avions vu rebondir à l’arrière. Une fuite d’air énorme, aucune ville avant 120kms, nous avons repris la route, sans utiliser les freins, en calculant les feux et les stop pour ne pas devoir s’arrêter jusqu’à trouver une station d’essence désaffectée à l’entrée de Xanaozen où nous nous sommes « échoués ». Une patrouille de police, installée sur l’aire de la station faisait des contrôles routiers.

Notre « camion-stoppeur », arrivé à destination, explique aux policiers qu’on est français et en panne et s’en va. Heureusement un policier sait que la soeur d’un collègue parle anglais et une heure après, cette jeune femme est devant nous avec son père. Et là, tout nous échappe ! Un mécano intervient pour le diagnostique puis revient le lendemain avec un dessicateur et un support, il raffistole tout cela et nous précède pour aller jusqu’au garage pour la réparation des freins.

Enfin, n’imaginez pas un garage à l’européenne. Là, c’est une cour en terre pleine de cratères. Heureusement nous avons des outils …

Arrivés au garage, nous constatons l’ampleur des dégâts et surtout, nous trouvons la cause… Le plancher de la cellule s’est effondré autour du support de liaison avec le châssis. Cela a engendré un angle de balancement trop important à chaque secousse et les chocs répétés ont cassé le dessicateur. Sans air, le frein de parc s’est engagé et les freins ont fondu … Les réparations des freins vont être longues : 10 jours. Et elles seront temporaires car impossible de trouver des garnitures de freins adaptées. Le mécano fait au mieux.

Mais entre la cellule très affaiblie et les freins en mode dégradé, impossible de continuner. Nous n’avions fait que des « grandes routes » et un peu de piste. Nous devions faire la route du Pamir et le tour de la Mongolie. Impossible dans ces conditions.

La décision de rentrer a été une terrible déception mais il fallait être lucide. Notre aventure s’arrêtait là …. pour le moment … L’idée d’un nouveau départ après réparation m’a soutenue durant cette période …

Avant notre départ, nous avons été invité à déjeuner par les parents de la jeune femme qui a servi d’interprète durant ces 10 jours. Excellent repas trop copieux, juste pour nous car eux ne mangent que le matin et le soir. Le midi, c’est thé, pain, sucreries. Nous étions un peu gênés. Mais nous avons passé un bon moment ensemble. Avant notre départ de France, j’avais fait un livre photos avec des vues des différentes régions de France, des photos personnelles (famille, maison). Arkobach et sa maman ont été très interessées et ont posé beaucoup de question.

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