Premier arrêt, la mine de Hierro de Llumerès, ou plutôt ses ruines mais dans un bel endroit.
Ensuite, Cabo de Peñas. Très bel endroit. Le phare est transformé en musée mais ne parlant pas espagnol, nous ne faisons aucune visite de ce type. En Irlande et en Ecosse on captait suffisamment de mots pour avoir une idée plus ou moins précise du discours. En Espagne, c’est pas la même histoire. A part pour commander un café ou une bière, nous sommes plutôt handicapés 🙂
Sur la route entre Cabo de Peñas et Cabo Vidio :
Cabo de Vidio : C’est jour de fête nationale. Le site est beaucoup visité. Nous nous garons dans un champ car les parkings sont pleins. Il faut dire que le temps est magnifique et le site sublime. Bon d’accord, vous me mettez l’océan et des rochers et mon petit cœur de bretonne bat la chamade 🙂 mais là, il y a de quoi s’émerveiller !
Après nous décidons de faire la vallée de Navia. Bon, route bucolique mais après avoir parcouru le parc des pics de l’Europe, on devient difficile… Petit arrêt au castro de Pendia , quelques fondations… bof
Nous nous arrêtons à Illano pour dormir. Le coin est super calme mais la nuit fût compliquée. Pluie, vent très violent. Bref pas envie de continuer en montagne, on retourne sur la côte.
Après notre pause nocturne à Canga, nous décidons de repartir vers la côte. Nous ciblons Lastres, un petit village au bord de l’océan. Mais, la route la plus directe passe par … el mirador del Fito ! Bidouille courageusement entame sa troisième journée de virages guidé de main de maître par Jeff.
La route est très jolie, et nous découvrons plusieurs constructions typiques des Asturies. Je ne connais pas le nom mais ce sont des greniers à grains, maïs pour la majorité. Montés sur pilotis, de bois ou de pierres, ils sont toujours plus ou moins carrés. Maintenant, beaucoup ont une autre utilité mais les propriétaires conservent ces « bâtiments » précieusement.
J’ai trouvé le noms de ces petites bâtiments : Horreo !
Nous sommes déjà montés au mirador del Fito en 2018. Nous étions partis de la côte et au sommet, étions redescendus sur la côte, peu enclins à trouver la neige en continuant vers la montagne. A cette époque, nous étions en fourgon 2×4 …. Au sommet, nous étions seuls et nous avions dû prendre Evi dans les bras pour éviter qu’elle ne s’envole ! C’était beau mais très froid et trop venteux.
En montage aussi on peut constater la sécheresse. Les torrents ne sont que filets d’eau, les rios à secs et les cascades inexistantes. C’est triste.
Arrivés au mirador, mauvaise surprise. C’est week-end, il fait beau, c’est BONDE ! Nous parvenons difficilement à nous arrêter, mais pas trop bien garé alors nous ne resterons pas longtemps. Mais ça valait la balade quand même. J’aime l’océan, l’eau en général, mais la montagne reste quand même un sujet d’émerveillement permanent.
Nous redescendons tranquille pour se trouver une place pour la nuit. Nous avions trouvé plusieurs spots possibles mais nous avions oublié le week-end ! Il fait 30°c, on se croirait sur la côte méditerranéenne en août. On finit sur un parking à 20€ la journée au bord d’une route et sans service. Tant pis, au moins, il y a une super vue !
Le lendemain, nous rejoignons un autre spot, plus tranquille et gratuit ;). Nous avons besoin de nous poser pour faire le blog.
Nous avons changé nos téléphones. La clé magique (ravpower) qui nous servait à passer nos photos des téléphones vers les ordinateurs n’est plus compatible. Nos deux appareils photos sont HS, l’un ne prend plus les photos et nous avons égaré le câble de rechargement de l’autre. Nous ne pouvons pas passer par le cloud car nous allons épuiser notre forfait en trois jours. Bref, il faut trouver une solution, le Grand Chef va s’en occuper car je suis une buse en la matière. Il lui faut tranquillité et temps, j’ai confiance !
Comme vous pouvez le constater, il y a des photos sur le blog …. Il a réussi 🙂 Et maintenant, je suis à jour pour ce blog ! On repart demain pour une nouvelle destination !
PS : les photos ne sont pas forcément dans l’ordre …. Mais je les aime bien alors tant pis si elles ne sont pas parfaitement géolocalisées !
Les centaines de virages d’hier n’ont pas suffit à Bidouille alors nous repartons nous balader aux picos de Europa. Pour démarrer, le Defiladero de la Hermida. Route enclavée entre deux parois rocheuses. La route est en travaux et les circulations alternées assez fréquentes. De plus, des nuées de motards se ruent à l’assaut de ces routes de montagnes. Mieux vaut surveiller ses rétros et se méfier des virages que deux et quatre roues peuvent couper. La route est souvent protégée par de grands filets métalliques, bien utiles quand on voit les roches qu’ils ont retenues.
Nous délaissons le mirador del fuente dé à cause de la circulation et d’un rallye en cours. Nous choisissons une petite route pour passer le Puerto de Pandefrave 1562 m.
La route n’est pas très entretenue et les croisements souvent impossibles mais nous arrivons à rejoindre une route plus importante pour sortir du parc national.
Nous redescendons par le desfiladero de los Beyos après avoir admiré le mirador depiedrafitas (impossible de s’arrêter, trop de monde) et le mirador de Oseja. de très belles images dans nos têtes plus que sur l’appareil photo !
La journée s’est terminée un peu tristement. Dans le défilé, un bus de transport régional a engagé un croisement un peu rapide, obligeant Jeff à se coller sur la paroi. Hélas, le rocher n’avait pas été creusé assez haut et le coin de la cellule a touché : angle enfoncé, arête en haut limée. Nous nous sommes arrêtés à la ville suivante pour constater les dégâts et Jeff a commencé les réparations. Rien de trop grave mais les boules quand même.
Partis tout début septembre de Vendée, notre but pour cet automne était de visiter Nord Espagne atlantique, Portugal, et Andalousie.
Comme d’habitude, rien ne s’est passé comme prévu et nous avons enchaîné retards, petits soucis techniques et surtout, problèmes médicaux pour Jeff. Rien de grave mais je refusais de partir à l’étranger, même proche, avant que mon chauffeur soit , sinon au top, du moins avec les traitements adaptés.
Nous devons être de retour pour de nouveaux rendez-vous médicaux à Bayonne mi novembre.
Amputé d’un mois au début et d’un autre mois en fin, notre voyage automnal ne nous emmènera pas très loin. Qu’importe, nous prendrons ce que nous pourrons ! En avant vers l’Espagne atlantique.
Nous passons rapidement jusqu’à Castro Urdiales. Nous avons visité cette côte jusqu’à Gijon en 2018. Mais nous l’avions fait en janvier-février, alors nous avions évité la montagne.
Cette fois-ci, direction « el pico des Tres Mares «
Au départ de Castro Urdiales, nous voyons la brume remonter des vallées puis nous choisissons de suivre la N625 jusqu’au Puerto del Escudo et nous longeons l’embalse del Ebro, grande retenue d’eau sur l’Ebre. La sècheresse a fait son œuvre et on peut voir que le niveau d’eau est bien bas. Les températures estivales des dernières semaines ont du retarder la migration des oiseaux car le lac était désert ou presque.
A partir de Reinosa, nous attaquons la montée vers le pic (2175m ). Il fait un temps magnifique, nous sommes chanceux !
Nous redescendons par le mirador del pico del Castron sur la CA280. Sur cette petite route, deux ou trois petits tunnels dont la hauteur n’est donnée qu’à quelques mètres de l’entrée. Le plus bas faisait 3.70 m, nous, 3.60. Ca passe si personne ne s’est trompé dans les mesures…
Les vaches, veaux et même chèvres traversent la route à leur convenance. Prudence….
Après tous ces virages, nous allons nous installer à San Vicente de la Barquera. J’aime beaucoup ce village. Nous trouvons un parking au bout du bout du village, juste avant la jetée et … devant un restaurant de fruits de mer et poisson. Devinez où nous allons dîner ? 🙂
Ici, sont cultivées des huîtres d’origine japonaise, excellentes mais dont le prix est prohibitif (3.80€ pièce…) Le restaurant était très bien, mais pour une fois, je n’ai pas trop apprécié le plat et le dessert. Il va falloir que je mette ma curiosité culinaire en veilleuse…. Jeff lui s’est régalé avec ses choix. Le vin lui était très bon.
Nous remontons vers le port de Tanger-Med en longeant la côte. Il fait beau et nous profitons des températures clémentes. La route est belle. D’un côté, nous avons la Méditerranée, ses petites criques abritant des villages de pêcheurs, des stations balnéaires plus ou moins luxueuses et désertes pour le moment.
De l’autre, nous avons la fin du Rif, donc des montagnes. Cela rend le voyage bien agréable.
Sur les hauteurs au dessus au port, nous nous arrêtons pour déjeuner. Nous ne sommes pas pressés. Nous voulons dormir dans l’enceinte du port par sécurité mais notre ferry n’est prévu que le lendemain. Là-haut, le vent souffle, nous sommes un peu dans les nuages et ça caille !
Le ramadan vient de commencer. Nous sommes vendredi, les mosquées font le plein pour la prière du midi.
Arrivés à l’immense port de Tanger-Med, nous nous plantons d’entrée. Une personne nous indique le chemin mais le temps de faire demi-tour, 4 migrants avaient escaladé la plateforme et pris position sur le toit et les panneaux solaires. Un cinquième était en pleine escalade quand je suis sortie les virer avec l’aide d’un monsieur présent sur les lieux. Nous nous dépêchons de trouver la bonne entrée.
Comme à l’arrivée, Bidouille a le droit à son scanner complet et notre copain, le chien anti-drogue et armes, jette un œil dans la cellule et fait le tour du camion en reniflant le dessous . Tout va bien, nous remontons dans le camion pour entrer véritablement dans le port. Mais, Evi, restée dans la cabine pendant l’inspection du gros toutou, nous cherchait de vue. Je ne me suis pas aperçue qu’elle était debout sur le siège, les deux pattes avant contre la portière. Quand j’ai ouvert, elle est tombée, à plat sur le côté. Je vous dit pas la frayeur !!! Elle boîte bas de la patte avant droite mais rien de plus. Vu la pelle qu’elle s’est prise, je craignais le pire.
En allant prendre des renseignements auprès de la compagnie de ferry, j’apprends qu’on peut partir ce soir. Banco ! Nous serons ce soir à Algésiras.
L’embarquement est rapide, la traversée calme et le débarquement comme une lettre à la poste. Nous dormons à Algésiras, près du port de plaisance.
Nous avons décidé de faire une remontée express vers la France car il n’est pas possible de passer un contrôle technique en Espagne et celui du Maroc n’est sans doute pas valable.
Quand j’écris cet article , je suis en Vendée en attente du contrôle technique.
Mon bilan sur le Maroc.
Points positifs : Les paysages somptueux qui méritent chacun des 5000 kms que nous avons faits.
Les couleurs sont fabuleuses.
La météo très agréable malgré les 2 semaines de pluies diluviennes et de chutes de neige et leurs conséquences sur la circulation.
Le coût de la vie et du carburant.
Points négatifs : Les sollicitations multiples et TRES insistantes en permanence.
Les enfants qui viennent mendier, autour du camion, ou qui se mettent en travers de la route pour nous obliger à nous arrêter.
Les ados qui nous saluent du bord de la route et transforment leur salut en doigt d’honneur quand nous répondons.
La saleté ambiante du fait d’une absence de gestion des ordures. les gens se débarrassent de leurs poubelles n’importe où.
Nous n’avons rencontré que peu de gens qui n’aient pas de volontés mercantiles. Ces personnes étaient adorables et les échanges ont été très plaisants et nous ont montré que l’hospitalité musulmane n’était pas un mirage. Le covid et la sècheresse ont conduit le pays à la misère. Cela explique sans doute les nouveaux comportements des marocains envers les touristes. Espérons que le retour à la normale fera disparaître ces points négatifs.
Pas grand chose à dire. Nous retrouvons la montagne, ses côtes, ses virages et surtout ses descentes vertigineuses. Les panneaux indiquent les descentes importantes mais ne donnent aucun pourcentage pour ne pas paniquer le chauffeur.
Il y a un peu plus d’eau dans les oueds et beaucoup plus de vert dans le paysage.
Finalement, nous arrivons au bord de la Méditerranée.
Installés sur un petit terrain privé, nous assistons de loin à une bagarre de chiens. La propriétaire, paniquée à cause de la peur de perdre son chien, voulait appeler la police et porter plainte contre la propriétaire du chien agresseur. Cela promettait de mal tourner . J’ai dû enfiler le costume d’infirmière pour soigner mari et chien, et calmer la dame avant qu’elle ne fasse un malaise. Monsieur a quelques égratignures en s’étant interposé entre les chiens mais rien de grave. Le chien va bien et la dame est calmée. Sang-froid et autorité ont eu un bon effet et nous avons gagné une bouteille de sauvignon pour l’apéritif 🙂
Finalement, nous partageons la bouteille avec le couple qui nous l’a offerte et nous passons une excellente soirée tous les quatre.
Sinon, ce coin est calme.
Le lendemain, nous révisons notre anglais avec le couple d’allemands du camping-car d’à côté ! Belle journée avec beaucoup de rires et de bières 😉
Il n’y a pas beaucoup de lieux « secure » où s’arrêter au nord du Maroc. Sur la route entre Volubilis et Chefchaouen, nous trouvons un camping sympa où nous passons quelques nuits. Inutile de s’approcher trop tôt de Tanger, notre bateau ne part que le 25/3.
Après cette pause, nous partons visiter la ville bleue.
Dans cette région, les femmes portent souvent au dessus de leurs vêtements un carré de tissus rouge à rayures blanches.
La ville bleue porte bien son nom.
Avez-vous remarqué le rebelle et sa porte verte ?!
Nous nous sommes éloignés des ruelles principales et de leurs échoppes. Dans ces ruelles tranquilles, il était plus facile d’apprécier la fraîcheur et le calme de l’endroit. Nous avons été très étonnés du nombre de touristes allemands, italiens et espagnols.
Nous avons été approchés par des vendeurs de shit et haschich mais toujours en allemand. Notre look doit leur faire penser à cette nationalité 🙂
Après une nuit tranquille, nous décidons de retrouver la côte méditerranéenne en passant par la montagne. Après tous ces kilomètres sur des vraies nationales, un peu de virages nous remettra entrain.
La période historique que je préfère, c’est le moyen-âge. Mais, les ruines romaines ou grecques me parlent également. Penser que des romains ont construit et utilisé les monuments que je vois, ça me laisse pantoise. Tant de siècles ont passé et les fondations, voire plus, sont toujours là ! Que restera t-il de l’arche de la défense, du Mucem ou de nos autoroutes dans plusieurs siècles ?
Bref, on est allé voir le plus grand site antique du Maroc. Cela vaut le déplacement ! Nous avons visité le midi. Avantage, moins de monde sur le site, inconvénient, une chaleur inconfortable.
Volubilis est une ville créée au milieu du 1er siècle ap J-C dans la région de la Mauretanie, avant poste important de l’empire romain depuis le IIIème siècle av J-C. Le Maroc était le grenier à blé de l’empire romain et la région fournissait aussi l’huile d’olive. La ville devint même la capitale du premier souverain musulman Idriss 1er. En 808, son successeur Idriss II fonda Fez et en fit sa capitale. Volubilis se dépeupla et tomba dans l’oubli. Début du XXème siècle, durant le protectorat français, des archéologues commencèrent les restaurations. Volubilis est un grand champ de ruines avec quelques bâtiments parcellaires.
Ce qui fait la richesse du lieu, ce sont les mosaïques bien conservées. Elles sont nombreuses, aux sujets très variés. Nous aurions aimé que le ménage soit fait sur les mosaïques. Pour apprécier les motifs et faire des photos, cela aurait été mieux. La fin de l’hiver n’est sans doute pas la meilleure période pour décrasser tout cela.
Si vous venez au Maroc, passez à Volubilis. Je n’ai pas mis les 130 photos que Jeff a faites, pour ne pas spoiler le site 😉
La chienne a eu du mal avec cette visite. Longue marche, obstacles nombreux, marches trop hautes et chaleur écrasante. Elle a fini la visite dans mes bras. Elle n’en pouvait plus ! (moi non plus 😉
Il y a quatre villes impériales au Maroc. Rabat, Marrakech, Fez et Meknès.
De Fez, ce n’est pas trop loin mais la route est vraiment en mauvais état. Le revêtement est correct mais la route est affaissée à plein d’endroits. Nous avons l’impression d’être sur un chameau au galop ! Le camion rebondit dans tous les sens.
En arrivant à Meknès, je suis un peu inquiète. Le gps nous fait entrer dans la vieille ville pour rejoindre un des seuls parkings où nous pouvons rester la nuit. A part des portes un peu étroites à mon goût, nous arrivons à bon port. Un « gardien » déplace deux voitures pour nous permettre de nous stationner. C’est original, il a les clés de tous les véhicules de son parking.
Nous avons retrouvé le carrosse de Cendrillon 😉
Ce côté de la ville est fort joli, mais nous sommes vite déçus. A part le mausolée de Moulay Ismaïl, tous les autres sites à visiter sont en réfection. Même la porte Bab Mansour est cachée derrière une bâche.
Toujours pour éviter les touristes, nous allons visiter le mausolée à l’ouverture. C’est très beau et le gardien, fort sympathique, nous donne quelques explications. C’est un endroit qui donne une impression de fraicheur et de sérénité. J’ai aimé.
Nous tentons ensuite la médina. Nous sommes surpris par le nombre de mendiants. Il y en a partout au Maroc mais ici la densité est plus importante. La médina est en très mauvais état. Etais, échafaudages et renforts de toutes sortes maintiennent murs et « plafonds ». Quand toutes les boutiques sont ouvertes, cela doit moins se voir.
Nous quittons notre parking. Comme nous avons décidé de rentrer un peu plus tôt, il faut arrêter notre abonnement orange Maroc et nous devons trouver une agence pour faire la paperasse. Cela fait, nous cherchons la base aérienne de Meknès. Mon papa y a fait son service militaire et mon meilleur ami y a fait une formation de navigateur. Evidemment, nous ne sommes pas entrés. Les marocains sont très chatouilleux en matière de sécurité sur leurs sites. Ce ne sera que des photos volées.
Pas la peine de rester plus longtemps, nous filons vers Volubilis, site antique au patrimoine de l’UNESCO.
Après avoir perdu une journée en tracasseries administratives, nous profitons enfin de Fez en compagnie de nos amis Clara et Rémi. Pendant que nous déambulions entre les administrations, eux visitaient. Ils nous ont servi de guide.
L’ambiance des médinas le soir est vraiment particulière. C’est dépaysant. J’ai beaucoup aimé Fez.
Nous sommes partis le matin tôt pour profiter des monuments sans la foule. Cela vaut vraiment la peine de sacrifier la grasse matinée . L’ambiance change quand les touristes débarquent par car entier. Prendre une photo sans personne parasite tient de l’exploit.
Les tanneries sont très réputées. De bonne heure, l’odeur n’est pas trop pénible. Le travail lui l’est en revanche.
Après avoir refusé de multiples invitations pour voir les tanneries depuis les toits (et les boutiques), nous arrivons dans la tannerie et nous pouvons voir les ouvriers.
Nous partons ensuite à la recherche du musée Nejjarine des arts et métiers du bois. Le bâtiment est magnifique et les collections sont intéressantes. Les photos des vitrines sont interdites. Nous y voyons divers outils, meubles et portes. Nous trouvons également des plaquettes de bois écrites qui sont le recueil des lois et actes notariés de l’époque.
En déambulant dans la médina, nous entrons chez un tisserand. Il travaille notamment les fils d’agave, appelés soie végétale.
Nous découvrons également un magasin d’antiquités et de copies d’antiquités. Une merveille ! Evidemment, le tarif des pièces est hors budget (même si nous avions la place ! ). Mais pour le plaisir des yeux, c’est une étape à faire.
J’ai adoré me balader dans la médina. Malgré un grand nombre de touristes, nous avons pu profiter du charme de cet endroit.
Les sollicitations sont nombreuses dans les échoppes et je dois reconnaître que j’ai parfois craqué ! J’ai beaucoup affiné ma technique de marchandage. Comme je ne suis pas patiente, je quitte le magasin assez vite et du coup, les prix baissent vite 😉 Une veste est passée de 350 à 150 mad , des babouches de 180 à 80 mad. Plutôt contente. Le commerçant a certainement fait du profit, mais c’est normal, il faut bien qu’il vive.