Casablanca

Pas très envie de retourner dans une grande ville mais il n’était pas possible de snober la plus grande mosquée d’Afrique et la seule qu’il soit possible de visiter au Maroc, et cela sans même un voile sur les cheveux !

Alors go ! Nous commencerons par le musée de la mosquée. Très intéressant. Il explique le travail des artisans pour les différentes spécialités et permet d’admirer la qualité de leur travail.

Le monsieur n’est pas une spécialité locale 😉

Et voici la mosquée Hassan II : 6 ans de travaux, mosquée construite sur un socle parasismique ancré au fond de l’eau. Minaret 200m de haut, la mosquée 200m x100m et 65m de haut. La technologie camouflée dans l’artisanat, haut parleur, joints de dilatation, toit ouvrant, portes d’entrée s’ouvrant à la verticale comme une porte à galandage mais de plusieurs tonnes. Une merveille technologique et une vraie splendeur.

A l’extérieur l’unité de tons donne un bel ensemble.

A l’intérieur, on retrouve les éléments apportés par les 20000 artisans qui ont travaillé sur ce projet.

Les femmes sont sur les balcons, derrière des moucharabiehs pour la prière. Il y a même des escalators pour accéder aux balcons !

Le toit s’ouvre en 3 mns mais rarement car l’air marin abime les stucs et autres décors.(désolée, la photo est un peu floue )

Au sous-sol se trouvent les salles dédiées aux ablutions. Une prière sans ablutions préliminaires n’est pas considérée comme valide… Les fontaines sont en forme de lotus et sont en albâtre.

La visite a été très courte 45mns car l’heure de la prière approchait. Nous serions bien resté plus longtemps.

Rabat

Les grandes villes, ce n’est pas notre kiff mais nous faisons un effort.

Rabat est une ville avec de grands boulevards mais la circulation y est tout de même stressante. Après avoir été refoulés de certains parking, nous trouvons à nous arrêter au pied des remparts, non loin de la médina. Une grande partie a été restaurée, c’est plutôt beau mais cela sent le neuf :).

Un monsieur s’impose et nous trimballe dans les ruelles au pas de charge. Plusieurs fois nous tentons de nous en défaire mais que nenni. Pour 2h de visite, il demande 350dh. le salaire horaire moyen au Maroc étant autour de 20dh, vous voyez l’arnaque…

Nous passons devant de très belles portes avec des décorations spécifiques. Par exemple, les portes avec un trident indiquaient la présence de marin dans la maison et les capitaines ayant besoin d’hommes d’équipage faisaient le tour de ces maisons pour offrir du travail. La main de Fatima apportait chance et protection aux habitants, le heurtoir en forme de ciseau montrait l’hospitalité, l’amitié. Certaines portes ont tant de couches de peinture que les sculptures et autres décorations sont quasi invisibles.

Un couple de retraité nous a ouvert son riad privé. Rien à voir avec les riads rénovés par des européens. Patio intérieur, plusieurs grandes pièces-salon autour de la cour et à chaque extrémité du salon un baldaquin cachant un lit. Ces gens ont été très gentils et nous ont même invités à manger mais notre « guide autoproclamé » ne nous a pas laissé le temps d’accepter.

Heureusement, nous étions vendredi donc beaucoup d’échoppes fermées et pas de foule.

Nous nous sommes ensuite baladés le long du port et nous y avons mangé. Même tarif que les grandes villes d’Europe sauf que nous n’avions pas la possibilité de se boire une bière !

Nous choisissons de quitter Rabat pour essayer de trouver un endroit où dormir. Nous roulerons jusqu’à Mohamédia camping Océan bleu.

De Tanger à Rabat

Nous avons été déconcertés par la saleté aux abords des routes, des immeubles et des entrées de bourgs. La gestion des ordures est encore inopérante dans beaucoup d’endroits. Quel dommage…

En roulant, nous avons pu constater le bétonnage de la côte et la privatisation des accès à l’océan.

Autre mauvaise surprise, le camping sauvage même uniquement en stationnement est interdit. Le jour, de soi-disant gardien demande de l’argent et le soir la police déloge pour cause d’insécurité. En plus, avec le covid, de nombreux campings n’ont pas résisté et ont fermé : Très difficile de s’arrêter pour la nuit, les autres campings étant complets. Espérons que cela ne sera que pour la descente sur la côte…

Maintenant, les trucs sympas ! En passant à Larache, nous avons pu voir cigognes, flamants roses, marais salants et ruines romaines. Ici, on fabriquait du poisson mariné avec sel et huile d’olive. Plusieurs piscines permettaient au mélange de macérer jusqu’à devenir liquide pour faire la sauce garum très prisée des romains et envoyée partout dans l’empire.

Sète-Tanger

9 juillet Début du check-in 9h fin 14h. Nous pointons à 10h30 et devront attendre jusqu’à 16h pour l’embarquement. Ce temps d’attente sera très agréablement passé avec des amis à balader dans Sète et se faire un petit restau.

L’embarquement a été plutôt laborieux. Des camionnettes avec remorques ultra chargées dans tous les sens, soyons patients, inutile d’accrocher, il y aura de la place pour tout le monde.

Nous embarquons avec GNV sur le Atlas-Tanger, ferry vieillissant mais propre. La cabine était bien et un pont était réservé aux chiens et leurs besoins. Rien de spécial à dire, c’est un ferry pas un bateau de croisière…

Escale à Barcelone Puis arrivée à Tanger-med, en fait à 30 bornes de Tanger. Il a été TRES difficile de quitter le navire. Foire d’empoigne pour faire tamponner le passeport, puis nécessité de rester dans le pont parking pour équilibrer le navire qui prenait du gite et pour finir, passage du camion au scanner et chien anti-drogue. Assez comique, je ne connais pas de migrants qui veuillent entrer en fraude en Afrique et pour la drogue… Enfin. Toutes ces petites activités nous ont occupés jusqu’à bien 21h30. Du coup, nous avons dormi sur un parking dans l’enceinte du port. Bruyant mais on s’en contente.

Le lendemain, chasse à la carte sim. Pour 3 mois, nous préférons prendre un abonnement orange Maroc.100dh pour 1h de téléphonie, 20Go de données et illimité sur réseaux sociaux !

Quelques courses et c’est parti! Nous quittons Tanger sans visiter. Le premier contact avec les habitudes de circulation des marocains est un peu rude. On se lancera en ville plus tard.