Après la visite de Gori, nous décidons de filer vers Tbilissi pour se trouver une place de parking. C’est plus facile un dimanche, les employés de l’hôtel de ville ne travaillant pas.
Bien installés à deux pas de la vieille ville, je décide de préparer une macédoine au thon pour le repas. Mais quand vous avez fait des courses en Grèce, vous ne comprenez pas forcément ce qu’il y a dans la boite. J’ai donc fait de la macédoine au hommos. C’est spécial, mangeable mais pas la peine de l’importer en France, aucune chance de réussite sauf auprès des végans peut-être ! Mais ça nous a bien fait sourire….
Nous ne pouvions pas échapper à la visite du musée consacré à la vie du « grand » homme. Visite compliquée car tout était écrit en géorgien et en russe… Une guide anglophone faisait la visite mais le ton monocorde et la vitesse de diction ne nous ont pas permis de suivre grand chose. Les géorgiens semblent très fiers de leur héros. Les purges et les camps de déportation n’ont été que fugitivement abordés.
La maison des parents de Staline
le wagon blindé qui lui servait dans ses déplacements
Une grande forteresse en ruine domine la ville mais j’ai raté les photos….
La découverte d’un pays passe aussi par sa gastronomie.
Les ravioles à la viande cuites dans de l’eau n’étaient pas terribles mais la bière a aidé…
La ville garde des allures « soviétiques », grandes avenues et bâtiments rectilignes. L’avantage, de la place pour se garer.
La nuit précédente ayant été quelque peu agitée, nous décidons de choisir un coin paisible malgré la neige. Nous nous installons sur le chemin d’accès au « green monastery ». Ce fut calme et réparateur !
Le lendemain matin, quelques voitures de fidèles montant au monastère sont passées près de nous sans s’arrêter à cause de la neige et de la pente 🙂
Nous avons été à pied jusqu’au site où vivent encore moines et moniales. Comme il y avait un office, nous avons juste jeté un œil avec beaucoup de discrétion. Ces églises orthodoxes sont toujours sombres à cause de la fumée des cierges allumés en permanence. Pas de bancs, les offices se suivent debout, des icones dorées partout et une odeur d’encens extrêmement présente.
Après une nuit un peu bruyante, nous avons le droit à un réveil sous la neige. Rien de bien sérieux, 5cm de poudreuse qui continue à tomber doucement. Après avoir dégagé les panneaux solaires, nous décidons de tenter tout de même l’ascension vers Vardzia. Nous avons eu raison car dans la vallée suivante et en altitude, il n’y avait plus trace d’un flocon. Le paysage est fantastique. La nature à l’état pur dans une grande majorité des espaces parcourus. Nous avions noté plein d’horaires pour retrouver des paysages sur la dashcam, mais on avait oublié de remettre la carte mémoire, alors raté !
La cité troglodyte
La cité date du 12ème siècle. Elle a été construite pour résister aux mongols sur ordre de Tamar, une femme qui avait le titre de Roi. 6000 pièces, treize niveaux, des celliers, un réservoir d’eau qui se remplissait pas différence de pression à partir d’un torrent, des bibliothèques, des magasins, des marchés …. Une vraie ville. 50 000 personnes pouvaient y vivre en cas d’attaque. Il reste moins d’un tiers de la cité suite à un tremblement de terre. Tout n’est pas visitable car des galeries ne sont pas sûres et une partie est toujours occupée par des moines. Ce qui reste forme tout de même un beau réseau, mais il ne faut pas être claustrophobe. Les habitants n’étaient ni grands, ni gros ! Nous étions pliés en deux dans les tunnels et par moment, limite de se mettre de profil !
Nous étions peu nombreux sur le site et même si le vent et les températures étaient froids, c’était un privilège de profiter ainsi de cette visite.
Le chariot de ravitaillement!
Le monastère
Quand la cité a perdu de son intérêt défensif, c’est devenu un monastère royal et un centre éducatif.
Dans toute la région, on peut apercevoir d’autres sites troglodytes. Il reste des chapelles ici où là.
La neige commençant à tomber sur Vardzia, nous sommes redescendus dans la vallée, heureux de notre journée.
La frontière n’a pas été trop longue à passer. Une petite
fouille en sortant de Turquie, une autre pas plus importante, pour entrer en
Géorgie. La grande difficulté a été, pour la douanière, de trouver sur notre
carte grise, les éléments pour remplir son formulaire informatique. Il faut
dire que notre camion est unique. Il n’est pas référencé dans les camping-cars
et en camion 4×4, il était inconnu de leur fichier. De plus, l’alphabet n’a
rien à voir et donc, le clavier non plus.
Mais ils ont trouvé
une solution et Bidouille est entré fièrement en Géorgie.
Juste après la douane, une vingtaine de bonhommes attendent.
Dès que vous passez la barrière, c’est à celui qui vous accostera en
premier pour vous vendre une assurance pour le véhicule, faire du change, ou
vendre des cartes sim pour les téléphones.
Cela fait un peu chat qui attend la souris.
Bon, c’est quand même pratique de pouvoir trouver une assurance tout de suite car nous sommes sortis de la zone « carte verte », un peu de change à un taux pas intéressant, mais pour la carte sim, on verra plus tard. Direction Batoumi.
Le temps est gris et froid pour changer. La ville ne nous a pas du tout plu. Il y a sans doute des coins sympas mais nous ne les avons pas trouvés. Le terrain sur lequel nous nous sommes posés était sans doute un coin à junky car des seringues trainaient par terre. Et le quartier était vraiment craignos. Nous avons fait nos courses rapidement, été se balader sur la plage (immense mais moche) mais aux abords bien aménagés. Vent+froid+pluie, on a vite retrouvé Bidouille pour le sortir de cet endroit. Nous avons été squatter le parking du jardin botanique. Impeccable.
Ce pays est pauvre. Les maisons ont connu des jours meilleurs et manquent d’entretien. Beaucoup de friches industrielles, de bâtiments à l’abandon. C’est la première fois que je vois des plaques PSP servir de clôture à des maisons. Certains les ont peintes pour être plus déco !
en l’air, les tuyaux de gaz
Nous mangeons des spécialités vendues dans la rue, soit à base de pâte feuilletée, soit à base de pâte à pain. Je ne sais pas ce que c’est mais c’est bon, jusqu’à présent…
Pâte à pain farci à la viande et aux oignons
Sur la route, il faut être vigilant. En plus des chiens errants, il y a des vaches, des cochons, des canards et même des chevaux qui pâturent sur le bord des routes ou sur les rondpoints.
Les géorgiens, pour notre première approche, sont assez froids. En Turquie, les passants regardaient le camion, nous faisaient des signes , ici…. Rien de tel. Ils nous prennent peut-être pour des russes.
Aujourd’hui, nous avançons en direction de Vardzia. Il neige à 350m d’altitude. Le monastère est à 1300m…. Je ne sais pas si ça va le faire…. On verra demain. En attendant, dur de trouver un endroit pour dormir. Les routes sont déneigées mais pas les parkings. Nous avons fait la circulation pour aider des militaires qui avaient planté leur 4×4 à l’endroit où nous avions projeté de bivouaquer .Ils ont dû se faire tracter par la police. Du coup, on a pas trop envie de s’aventurer dans la poudreuse ! D’où notre perplexité quand à la visite de Vardzia.