Plus grande église en bois du monde. Elle peut accueillir 5000 personnes. Le beffroi, séparé du bâtiment principal, est maintenant un magasin d’articles artisanaux.











Plus grande église en bois du monde. Elle peut accueillir 5000 personnes. Le beffroi, séparé du bâtiment principal, est maintenant un magasin d’articles artisanaux.











Nous y sommes venus pour son château. Oui, je sais, mon intérêt pour le médiéval doit vous lasser. Tant pis, c’est mon voyage ! 😉
Olavinlinna castle, château de Saint Olaf, fut fondé en 1475 par Erik Axelsson Tott, le gouverneur de Vyborg (autre ville forteresse) et un chevalier danois. Après 10 ans, on a trois tours et des ailes qui les relient, puis ensuite deux tours supplémentaires, un rempart et un mur pour protéger les gens qui allaient chercher de l’eau des tirs ennemis. Il ne reste que trois tours actuellement.
Les russes ne mirent pas longtemps à tester les défenses du château, dès 1495 et tout le long du XVI ème siècle. Mais la forteresse est sur une île, dans un grand lac à fort courant. L’eau ne gèle jamais, impossible de la rejoindre à pied…
Lors de la grande guerre du Nord, en 1714, les russes s’emparèrent du château. Je ne sais pas s’il a été conquis par les armes ou sur le tapis vert lors du traité qui mit fin à la guerre et fit perdre beaucoup de territoire à la Suède. Toujours est-il qu’en 1747, les russes installèrent une garnison, améliorèrent la forteresse et la renforcèrent par des bastions. En 1809, la Suède perdit définitivement la Finlande et Olavinlinna perdit sont intérêt stratégique. De garnison, les bâtiments devinrent prison puis la forteresse fut abandonnée à la fin du XIX ème siècle.



















Les enfants s’amusent

Au fait, pourquoi St Olaf ? C’est un roi viking norvégien qui s’est converti au christianisme en 1014 et a été canonisé en 1164 suite à des récits de miracles sur sa tombe. Il est très présent en Europe du Nord.





Dans les alentours du château, se trouve cette statue de bouc. Lors d’une attaque, qui faillit réussir, les assaillants sont entrés dans la cour principale. Un bouc s’est penché à une ouverture pour regarder en bas. Dans l’ombre, les assaillants ont vu la tête du bouc et les jambes de l’homme derrière qui essayait de rattraper la bête. Ils ont cru avoir le diable en face d’eux et se sont enfuis .
La chapelle, petite mais autrefois recouverte de peintures à thème végétal, comporte une petite ouverture. Derrière ce mur, se trouve une pièce où se tenaient les gens « impurs » qui venaient suivre la messe.
Et pour ceux qui n’ont pas lu tous nos articles, voici des toilettes médiévales. Vues du dehors, vu du dedans 😉


Mais Savonlinna n’est pas qu’un château. Les alentours sont très agréables. Le grand bâtiment en briques est un séchoir à grain, maintenant musée-galerie. Quelques maisons anciennes bordent la rue qui mène à la forteresse. Beaucoup sont des restaurants ou cafés et les prix sont assez élevés. La statue est celle d’Erik Axelsson Tott.









Nous avons également décidé de goûter des spécialités locales. Alors, tout d’abord un truc (je n’ai pas pris la photo pour le nom) qui ressemble à un hot-dog mais où le pain est remplacé par une galette rectangulaire farcie avec une préparation au riz. Aucun intérêt gustatif. Ca se mange, ça cale l’estomac mais sans plaisir. On a testé aussi les lörsty aux pommes. Bon, c’est très sucré, la compote de pommes est certainement industrielle et gavée de sucre, c’est gras. Vous avez deviné, je ne me suis pas régalée. Mais, si un jour on me propose un lörsty maison, je prendrai le risque. Ce doit-être autre chose.




Ce ne fut qu’un bref passage pour des questions d’intendance. Je cherchais une toiletteuse pour Evi mais pas de rendez-vous avant 2 semaines. Du coup, je me suis fais couper les cheveux :-))
Mikkeli est une petite ville agréable mais sans grand intérêt. La place du marché est animée et il y a beaucoup de stands où manger un petit truc rapidement. Nous avons choisi de la friture de muikku. Ce sont de petits poissons de taille entre anchois et sardines, style ablettes. Ce n’est pas cuit en friture mais à la plancha avec du beurre ou de la margarine. Jeff s’est régalé.





Tous les endroits où nous passons ne méritent pas un article spécifique. Voici quelques images au fil des routes et des arrêts. Une des routes réputées de Finlande a été construite sur un esker. C’est une bande de sédiments qui se sont déposés suite à la fonte d’un glacier. Franchement, si on ne vous parle pas d’esker, vous pensez à une route ordinaire ! Mais, on a coché ça aussi.
Depuis que l’on est plus au nord, un panneau « danger élan » apparait souvent. C’est de la publicité mensongère, on n’en a pas vu un 🙂
Il y a en Finlande un réseau de bus assez impressionnant. Même en pleine forêt, et il y en a partout ici, on trouve de petits abris ou juste des panneaux d’arrêts.
J’ai arrêté de photographier toutes les maisons en bois. Même les maisons modernes sont construites en bois. Mais je ne sais pas si c’est juste un bardage ou si l’intérieur est aussi en bois. En tout cas, ça a beaucoup de charme. La couleur prédominante à la campagne est un rouge-marron style rouge basque. Mais on trouve aussi du jaune de Naples, du moutarde, et ensuite des gris, bleus et verts, pastels.
En ville, les couleurs pastels sont de mise. En plus des gris, bleus, verts, il y a des roses, beiges, parmes et blanc cassé. Même les immeubles sont à taille humaine. Il y a de l’espace , des parcs, des voies de promenades et bien sûr de l’eau partout. Je comprends que les Finlandais soient le peuple le plus heureux du monde. Ici, tout respire la zénitude. On y resterait presque si ce n’était les six mois de nuit !
Edifiée par les suédois en 1640, Lappeenranta est essentiellement une ville garnison avec une forteresse destinée à contrer les invasions russes. En 1741, les troupes russes prennent le contrôle de la ville frontière. En 1743, à l’issue de la guerre, les suédois perdent une partie de la Carélie, dont Lappeenranta, Hamina et Olavinlinna. L’indépendance de la Finlande en 1918 a été suivie d’une guerre civile entre « garde rouge » procommuniste et « garde blanche » anticommuniste. Lappeennranta servit de prison aux survivants de la garde rouge.

De la forteresse, il ne reste pas grand chose. La nature a repris ses droits et les remparts sont recouverts de végétation.




Au sommet, on peut voir certains bâtiments sauvegardés, transformés en cafés, galeries, magasins de souvenirs.
























Réputées pour être parmi les plus grandes d’Europe du nord, les peintures rupestres d’Astuvansalmi sont un peu décevantes. Encore une fois, nous comparons à déjà vu (France et Espagne), et là, il n’y a pas de quoi s’extasier. Oui, sur la roche on devine quelques dessins mais il faut vraiment avoir le mode d’emploi pour les distinguer. Elles datent de 3000 à 2500 ans av JC. Soumises aux intempéries, elles s’effacent peu à peu. La balade pour les atteindre est sympa.
















Au nord de Kotka, se trouve Langinkoski. C’est un tout petit domaine, construit par le Grand Duc de Finlande, à la demande du Tsar Alexandre III. Il est situé sur les berges du Kymijoki, une rivière à saumons, près de rapides. Plusieurs bâtiments ont été construits dans le même style, donnant à cet endroit beaucoup de charme. Nous avons été étonnés par la simplicité des lieux. Le Tsar et la Tsarine venaient y passer quelques jours chaque année, loin du faste et du protocole de la cour. L’activité principale était la pêche et ensuite la préparation des repas.


















Le mode de pêche ne laissait pas trop de chance aux saumons. Des installations barraient complètement le cours d’eau, sauf en un endroit où des filets lestés capturaient les poissons. La pêche durait de mai à septembre. Une petite « pêcherie » traitait le poisson. Un des bâtiments devait servir de séchoir et un autre de logement pour les pêcheurs. Il y avait également une petite chapelle orthodoxe.



Un contremaître était sur place, il surveillait et entretenait les lieux. Il s’occupait aussi des préparatifs pour les visites impériales. Sa maison était juste à l’entrée du domaine.


En 1915 et 1916, à la demande du Tsar Nicholas II, le domaine fut transformé en centre de convalescence pour blessés de guerre. Il faut dire que le nouveau Tsar ne venait jamais au pavillon de pêche.

En tout cas, je comprends pourquoi le Tsar et sa famille très proche aimaient cet endroit. C’est beau, calme, ressourçant comme on dit maintenant.
Cette petite ville au fond d’un bras de mer était une ville thermale. Détruite en 1855 pendant le conflit russo-suédois, elle reste aujourd’hui une station balnéaire. Le terme station balnéaire n’a pas ici la même signification que chez nous. Pour nous, en été une station balnéaire est synonyme d’embouteillages, de baraques à frites, crêpes, churros, glaces, gaufres, beaucoup de monde, du bruit. Ici, c’est juste un endroit tranquille pour se promener ou avoir des activités nautiques. Il faut dire qu’avec 100.000 lacs et 46.000kms de côtes les Finlandais ont le choix pour se baigner. Comme ils sont moins de 6 millions sur 340.000 km2, il n’y a pas de bousculade. C’est très plaisant.
Nous avons choisi Loviisa car nous avons entendu parler d’une forteresse maritime. Nous avons eu du mal a trouver un site en anglais pour acheter les billets et ensuite, il a fallu trouver l’embarcadère. Les Finlandais ne sont pas trop habitués au tourisme étranger. Il y a des sites généralistes en anglais mais les liens vont sur des sites en finnois. Pas facile. Et en terme d’indications, c’est restreint. Enfin ! Quand on a visité le Kazakhstan, on s’y retrouve en Finlande :-).




Suite à la guerre russo-suédoise de 1741 à 1743, la Suède perd une partie de la Finlande dont les forteresses de sa frontière est. La forteresse de Svartholm a été décidée en 1748, finie en 1764. Elle n’était pas très bien conçue. En effet, le nombre de pièces d’artillerie capables de fonctionner était bien moindre que la prévision établie. Elle sert de base navale à la marine suédoise pendant la guerre russo-suédoise de1788-1790 puis passe sous domination russe en 1808. En 1847, elle devient une prison. En 1855, la marine britannique détruit la forteresse lors de la guerre de Crimée. Elle est abandonnée et sert de pâturages.
Il reste peu de chose de la forteresse. Le site n’est pas vraiment restauré, il est sauvegardé. Il a été couvert d’un toit et des escaliers en bois permettent de circuler un peu. Pas grand intérêt, à part le « mini-musée » qui est retracé sur des panneaux, la vie dans la forteresse au fil des ans. C’est tout de même un endroit sympa pour venir pique-niquer autour de ce qui reste des fortifications.































Depuis deux trois jours, Bidouille émettait des bruits assourdissants pendant quelques secondes puis repartait tranquille. Ce n’est pas souvent mais … je refuse catégoriquement de partir vers le nord comme cela. Nous sommes à 50 kms d’Helsinki, les prix sont bien moins élevés en Estonie et des Finlandais nous ont conseillés d’y repartir car ils ont plus l’habitude des vieux camions. La Finlande est un pays riche qui ne s’encombre pas de vieilleries. D’ailleurs, notre contact avec IVECO Helsinki n’a pas été très cordial. Bref, le 28 juin, on repart voir Iveco Tallinn. Je dois dire que nous avons été très bien reçus, aidés et dépannés. Ne pouvant rester dans le camion, le responsable clientèle nous a trouvé un hôtel et un taxi pour y aller. Vraiment très gentil ! Je reviens sur mes propos sur la froideur des Estoniens. Est-ce l’été qui leur a redonné le sourire, la chaleur qui a décoincé les zygomatiques ? En tout cas, c’était bien plus sympa ! Nous avons eu de la chance, une seule nuit d’hôtel a suffi. Ici, c’est la haute saison. Pas facile de trouver une chambre libre quand on a un chien. Notre chambre était extra, sauna et baignoire jacuzzi, lit king-size et télé énorme. Pas de programme en français, tant pis. Nous avons bien profité du confort de l’hôtel. Bidouille lui repart avec des roulements tous neufs et quelques pièces intermédiaires entre pont et roue et nous avec 1300 euros de moins. Le 4 juillet, nous sommes de retour en Finlande pour continuer notre périple, l’esprit tranquille.
C’est une petite ville pleine de charme. Deuxième ville la plus ancienne de Finlande, créée en 1380 sur un centre marchand actif, il en reste un vieux quartier aux maisons de bois colorées et aux rues pavées. Aujourd’hui, sous le soleil et avec des fleurs dans les jardins, c’est vraiment joli. En hiver…
En arrivant à Porvoo, on traverse une rivière, la Porvoonjoki. Elle serpente aux pieds de la ville. On peut voir d’anciens entrepôts qui servaient à stocker les marchandises à exporter vers l’Europe.


Quand on passe la rivière, l’œil est attiré par un pignon décoré qui surplombe la ville. C’est la cathédrale luthérienne. Datant du XVème siècle, elle subi plusieurs incendies. Elle est célèbre car le tsar Alexandre Ier y organisa, en 1809, la première diète de Finlande au cours de laquelle la liberté religieuse fut accordée aux Finlandais. Les photos étaient interdites et de plus, il y avait un concert d’orgues. Je ne suis pas une grande fan d’orgues. Trop de sons différents en même temps. Si je trouve certains morceaux simples magnifiques, d’autres trop complexes saturent mes oreilles et mon pauvre petit cerveau ! 😉







La cathédrale est au cœur de la vieille ville et c’est avec plaisir que nous avons déambulé dans les petites rues pavées. Talons s’abstenir, la chaussée en pavés moyenâgeux n’est pas bien plane ! J’ai bien aimé ces ruelles, beaucoup moins touristiques que celles en bord de rivière. Il y régnait un grand calme, avec des petits coins ombragés. Et oui ! nous avons eu trop chaud en Finlande ! Ce n’était clairement pas prévu.






Le quartier au bord de la rivière est bien plus animé. Boutiques d’artisanat, restaurants, cafés et … Chocolatiers !!! Les plus réputés du pays. Un reportage de qualité nécessite de goûter 😉 Mission accomplie ! Les pâtisseries, biscuits et autres douceurs sont assez sucrés ici. Je craignais un peu mais en fait, pas du tout. Les chocolats que nous avons testés dans les deux chocolateries les plus renommées étaient vraiment excellents. Petits, mais excellents. Chez Pétris, 8 chocolats de la taille d’une bille en terre d’autrefois, 16,50€. Pas donné ! Chez Brunberg, 250g de truffes 3,70€. Aucun des deux chocolatiers n’a volé sa réputation.


Le long de la rivière, le midi, en été, des stands alimentaires s’installent. On trouve un peu de tout, mais surtout des cuisines du monde. Pour nous, un magnifique porcelet à la broche nous a séduit.








En rentrant au camion, nous passons devant l’ancienne gare, de 1905. On peut y voir le système qui permettait de faire faire demi-tour à la locomotive.

