Quand nous avons visité Kotor, nous avons rencontré une multitude de chat, un musée leur est consacré dans la ville. Comme c’était la fin de l’après midi, nous n’avions prévu aucune visite de bâtiment et Evi nous accompagnait. Curieux, nous avons voulu voir le début du chemin qui monte à la forteresse qui surplombe Kotor. En montant, nous avons dépassé plusieurs chats sommeillant sur les murets le long du chemin. En redescendant, les chats se sont mis à nous suivre et plus particulièrement Evi. Ils étaient là, à un mètre de nos talons, fixant la chienne, à tel point que nous avons pris Pepette dans les bras par sécurité.
A Istanbul aussi, nous avons dû la protéger d’un corbeau agressif et d’un chat qui s’apprêtait à lui sauter dessus.
Comme de parfaits touristes nous avons visité le musée de Sainte Sophie, la citerne-basilique, pas mal de mausolées de sultan, la mosquée bleue. Du marbre, des murs de faïences, des dorures, des colonnes, des coupoles de toutes tailles…. Et une multitude de touristes faisant des selfies pour un oui pour un non. C’est vraiment le règne du narcissisme… Prendre une photo d’un monument sans sa trombine devant, c’est complètement »has-been « !
La Basilique Sainte Sophie ou la Mosquée Ayasophia
La mosquée bleue (en travaux et lieu de culte, on en a vu peu de chose )
Les tombeaux
La citerne-basilique photos interdites et très sombre…
J’aime bien cette ville (mais pas sa circulation routière !
) La vieille ville est pleine de monuments et vous connaissez mon amour des
vieilles pierres 😉
Hier, nous avons fait une ballade au hasard pour trouver une carte sim et avoir du téléphone pour contacter Ivéco Mont de Marsan qui est le point central de notre solution. L’esplanade était noire de monde avec une prière organisée entre les mosquées, dont un jeune avec un bandeau vert avec une sourate en blanc autour de la tête. Cela nous a fait penser à l’esplanade des mosquées à Jérusalem. Comme c’était vendredi, nous nous sommes esquivés discrètement.
la prière se met en place
Poisson scorpion, excellent !
Aujourd’hui, nous avons visité le Palais Topkapi. Whaouu ! C’est grand, avec des faïences somptueuses et du marbre un peu partout. Le harem m’a un peu déçue. C’est assez petit. Les pauvres femmes devaient vivre dans une promiscuité !!! Mais il y avait beaucoup de salles d’eau, hammam et autres pièces pour se laver.
Le Bosphore est comme une autoroute maritime. Au loin, des
dizaines de tankers et cargos attendent leur tour pour entrer dans le port.
Plus près, c’est le ballet des ferries rapides qui servent à passer d’une rive
à l’autre. Plus les bateaux de pêche. Cela fait un certain capharnaüm ! Encore,
la saison touristique est au point mort pour les tours de Bosphore en bateau….
Istanbul est tentaculaire. 75 kms pour aller de l’entrée ouest à la vieille ville et autant de distance pour finir de traverser… C’est très bruyant.
Il faut dire que nous sommes garés sur le bord du Bosphore, au pied de la vieille ville et sous le tir croisé de pas moins de trois ou quatre mosquées. Nous avons donc les appels en stéréo quadriphoniques. Impossible de louper l’heure de la prière (quelle que soit cette heure ) .
Sur la route en Grèce, un voyant rouge s’allumait de façon aléatoire. Comme cela concerne les freins, on décide de voir le garagiste Ivéco d’Alexandroupoli. Pas disponible pour nous recevoir, il nous envoie chez un confrère qui regarde et confirme que l’on doit changer les plaquettes. Il essaie de démonter mais une barrette lui résiste et ne pouvant pas se procurer cette pièce si elle casse, il renonce et nous encourage à aller voir à Istanbul.
Après avoir passé plusieurs jours à Alexandroupoli , pour
attendre une pièce pour le vélo de Jeff, nous sommes partis pour Istanbul,
confiants.
En fin d’après midi, aux milieux d’embouteillages
conséquents et sous une pluie de nouveau battante , nous arrivons au garage
Ivéco. La réception est plutôt cordiale mais nous déchantons vite. Le camion
n’est pas référencé en Turquie, ils n’y toucheront pas, avec ou sans les
pièces….Douche glacée sur le moral. Que faire…. Nous restons sur le parking
pour essayer de dormir un peu. L’arrivée sur Istanbul a été extrêmement
stressante, je ne veux pas que Jeff reprenne encore le volant. A chaque jour
suffit sa peine….
Le lendemain, après
une nuit sans beaucoup de sommeil, nous avons imaginé une solution. Se faire
envoyer les pièces à Ivéco d’ Alexandroupoli et
faire changer les plaquettes là-bas. Cela demandera du temps donc autant
profiter de notre présence à Istanbul pour visiter.
La Grèce est sous l’eau. Partout, les champs sont inondés. Pas le moment de faire du off road à moins de vouloir essayer les plaques de désenlisement. Les campings sont fermés. Il faudra attendre Alexandroupoli pour squatter au camping municipal recharger les batteries de la cellule.
Encore pas de chance avec le temps, mais des allures de colorado provençal …
Rencontre improbable à la station de carburant
Le Blue eye
Nous quittons l’Albanie après cette ultime visite. Les albanais que nous avons rencontrés sont amicaux et font de leur mieux pour nous aider même si l’anglais est peu parlé. Il y a des paysages somptueux mais les déchets abandonnés partout gâchent un peu tout. Dommage…
Nous abandonnons les joies balnéaires pour serpenter dans la montagne de l’arrière pays. Malgré le temps changeant, il y a de beaux paysages et parfois des « véhicules » surprenants.
Station balnéaire très réputée, Vlorë ressemble … à une station balnéaire ! 🙂 mais à l’albanaise. Façades sur mer modernes et propres mais rues secondaires … En même temps, on ne s’est pas trop promené. Il tombait des trombes d’eau.
Le lendemain matin, le soleil a été très matinal mais est vite retourné sous la couette.
Le bord de mer est bien aménagé. Avec le soleil et 15° de plus, je suis sûre que ce doit être très sympa mais … bondé ….
Le soleil est revenu. Nous cheminons tranquille sur des routes toutes nouvelles . La circulation est clairsemée mais nécessite une attention de tout instant. Chaque véhicule est un taxi potentiel qui s’arrête pour déposer ses passagers, n’importe où …. Mais Jeff, comme à son habitude s’en sort très bien. Nous arrivons à Bérat. La ville aux 1000 ou 10000 fenêtres je ne sais plus. C’est joli, la rivière, plutôt marron, traverse la ville.
Nous avons la mauvaise surprise de voir que Bidouille n’a pas le droit de monter au château. Qu’importe, on le laisse au bord de la rivière et armé de notre tablette avec l’application Pocket Earth (merci Franck !) nous partons à l’assaut du château. Le chemin d’accès ressemble plus à une grande rigole pour évacuer les eaux de pluie qu’à un chemin. Pendant un moment, on s’est demandé pourquoi on s’infligeait une telle ascension … Mais un site classé au patrimoine de l’humanité, ça mérite des efforts …. je vous laisse juge.
Bidouille est tout en bas mais vous ne pouvez pas le voir…