Siauliai et la colline des Croix

Avant de passer en Lettonie, nous faisons un crochet par cette ville de 10000 habitants, 4ème ville du pays. La ville est agréable. De larges avenues, beaucoup d’espaces verts et une avenue piétonnière très longue et très large. De petits commerces, des bars, des restaurants et vous savez quoi ? j’ai trouvé de nouvelles chaussures ! Jeff avait fait une réparation de fortune sur les autres mais de toutes manières, elles étaient en fin de vie. Ci dessous, la cathédrale Petro ir Pauliaus. Première église en bois en 1445, brûlée, puis reconstruite au 17ème, pillée, puis reconstruite encore au 19ème. Ensuite un de nos spots pour passer le nuit et plus bas la ville.

A une dizaine de kilomètres au nord de la ville, se situe « la colline des Croix ». C’est un petit endroit surprenant. Une petite colline dans ce pays tout plat. En fait, c’est une motte médiévale. Le château (Kula) a été brûlé en 1348 par l’armée livonienne (balte). Pendant des siècles, la motte resta en l’état. Au milieu du 19ème siècle, les premières croix ont été érigées en mémoire des gens qui se sont rebellés contre le tsar entre 1831 et 1863. Les russes ont interdit l’installation de croix et ont détruit celles en place. Evidemment, dès que possible, de nouvelles croix ont pris place, ce lieu étant considéré comme sacré. En 1961, les soviétiques ont détruit toutes les croix. Celles en bois ont brûlé, celles en métaux ont été fondues et celles en pierre et en ciment ont été concassées pour remblayer les routes. Cependant, cette colline est restée comme le symbole de la résistance au communisme. La colline aux croix a gagné une reconnaissance internationale le 7 septembre 1993. Jean-Paul II s’y est rendu et du haut de la colline a béni la Lituanie et tous les chrétiens d’Europe.

C’est assez incroyable comme vision. Evidemment, vous voyez les grandes croix, et les moyennes. Mais il y a des milliers de petits crucifix et de chapelets partout.

Vilnius

Capitale de la Lituanie et très proche de Trakai, nous ne pouvions pas zapper cet escale. En fait, ce fut assez court. La « vieille » ville est restreinte et affiche plutôt XIX et début XXème siècles. Du château médiéval il ne reste qu’une tour et un joli point de vue. Agréable puisqu’un funiculaire nous évite la montée. Excellente idée, d’autant que j’ai cassé ma chaussure sur la route !

Le Duc Vitaulas le Grand !

Le point de vue

Nous avons déambulé dans Vilnius à la recherche de chaussures. Le vieux quartier regroupe toute les facultés et universités ainsi que le palais présidentiel. Bars, cafés, restaurant et fast food sont installés partout autour pour les étudiants. Cela donne un quartier qui bouge où il est sympa de se balader. Mais pas de chaussures. Ce midi, nous avons choisi un snack. On a mangé un truc, pain indien rempli de viande, sauce et crudités. Très bon mais aucune idée du nom. En revanche, j’ai goûté une boisson horrible. Imaginez un caramel brûlé et pétillant. Beurk beurk beurk. Je vous mets l’image pour que vous ne tombiez pas dans le piège.

Nous avons pu visiter la cathédrale. Elle est constituée d’un bâtiment principal et d’une tour séparée qui fait penser au campanile italien.

La copie du Saint Suaire est présente dans plusieurs églises.

L’église du Saint Esprit, plus ancienne église dominicaine de Vilnius, datant de 1408 mais détruite par le feu. Elle fut reconstruite au XVII et XVIII ème siècles.

Et une dernière petite église, orthodoxe et … fermée.

L’ancien palais ducal , devenu musée.

Et des statues de rois importants dont j’ai oublié le nom.

Vilnius est une ville agréable. Les berges de la Néris sont bien aménagées. Il y a beaucoup d’espaces verts, les trottoirs sont larges et invitent à la promenade. Mais, je n’ai vu aucun magasin de chaussures !!!

Trakai

Pour notre première étape en Lituanie, nous avons choisi Trakai, son château et sa vieille ville.

La forteresse, bâtie sur une île, a fière allure de loin. Un pont de bois permet d’y accéder.

Construit sur ordre de Kestutis, il fut achevé en 1409 par son fils Vitautas le Grand. Ce dernier, Duc de Lituanie aurait dû être couronné roi. Le premier couronnement a été reporté car la couronne avait été volée. Lors du deuxième essai, Vitautas chuta de cheval en se rendant à la cérémonie et mourut. Pas de bol ! Il n’était pas destiné à être roi mais son empreinte est partout en Lituanie et plus, car les frontières n’étaient pas les mêmes qu’actuellement et elles bougeaient souvent.

En plus de son insularité, le château était protégé par une autre forteresse sur la péninsule d’en face. Cet édifice a disparu. C’est une population particulière qui avait été installée dans cette forteresse, les Kairates, qui parlait une langue turcophone. Le « Kairate » est encore parlé par une partie de la population. Le château est tombé dans l’oubli et ses briques ont servies à d’autres constructions.

Le château par lui même est assez décevant. Il y a beaucoup de travaux donc beaucoup de pièces du château haut sont inaccessibles. Mais peut-être sommes-nous injustes. En arrivant de Malbork, Trakai ne peut pas faire le poids !

Les bâtiments de la cour basse présentent des expositions datant du XVIII et XIX ème siècles.

Le village a un certain charme. Toutes ces maisons en bois, habitées, sont surprenantes. Je ne me vois pas y loger en hiver !

Les restes de la forteresse de la presqu’île.

Il y a deux églises , une catholique, une orthodoxe. Nous avons pu entrer dans la catholique mais l’orthodoxe était fermée. C’est souvent le cas.

La Lituanie comme la Pologne est très agricole, des champs à perte de vue avec quelques forêts et pas mal de plans d’eau. Le colza est très présent, l’odeur est parfois entêtante.