Riga

Une très belle surprise ! Je ne suis pas archi-fan des grandes villes. Mais avec à peine plus de 600.000 habitants, Riga n’est pas une mégapole. C’est une ville très plaisante, avec des espaces verts, des pistes cyclables dans tous les sens et un respect certain des automobilistes envers piétons et vélos. Du coup, mon vélo a pris de l’exercice. Et oui ! Il faut dire que nous étions garés loin des transports publics et que notre zone de visite était assez étendue. Il y a même une plage à Riga !

Nous avons commencé par une balade en bateau, pour profiter d’un point de vue particulier et d’un audioguide en français. L’histoire de Riga, qui existe depuis le XIème siècle, est comme l’histoire de la Lettonie et des pays baltes, très mouvementée. Wikipédia vous en apprendra toutes les subtilités, car je ne vais pas faire de cours d’histoire, je ne domine pas assez mon clavier pour écrire un bouquin 😉 Un point tout de même, la Lettonie a eu indépendance et reconnaissance des nations en 1918. Elle fut envahie par l’URSS en 1940 et devint une république soviétique. Néanmoins, le régime qui gouvernait avant l’invasion, demeura le représentant légitime de la Lettonie auprès des instance internationales. A la chute de l’URSS, en 1991, la Lettonie retrouva son indépendance. Néanmoins, la Russie actuelle, estime que le gouvernement légitime est celui qui existait lors de la république soviétique. D’où les vues de la Russie sur les états baltes, et la nécessité de protéger ces territoires . Fin de l’aparté, maintenant, des images !

Balade dans le canal de la ville :

Balade côté fleuve Dauvaga

Le bâtiment blanc avec les tours rondes, c’est le château de Riga. Construit au XIIème siècle et réaménagé au XVème, il fut la résidence du Grand maître de l’ordre des Chevaliers de Livonie, ordre militaire chrétien, chargé de propager la parole du Christ auprès des populations locales.

Ce château n’est pas ouvert au public car depuis 1995, c’est la résidence présidentielle. Le deuxième drapeau à côté du drapeau letton est celui de la présidence. Il confirme la présence du président.

Après la déclaration d’indépendance, la Lettonie a bénéficié d’une période faste et de nombreux bâtiments, de style art nouveau, furent construits. Heureusement, il en reste un bon nombre.

Dans un parc, il y a le théâtre-opéra et plus loin la cathédrale orthodoxe de la Nativité du Christ. J’étais en bermuda jusqu’aux genoux et en T-shirt à manches courtes. Une sœur m’a tendu un tissus et j’ai cru que c’était un foulard pour la tête mais non, c’était une jupe portefeuille :). J’ai eu également le foulard ! Une chose est sûre, l’élégance à la française en a pris un coup ! :-)) Pour une fois qu’un lieu orthodoxe était ouvert, je n’allais pas bouder mon plaisir. L’intérieur était somptueux. Evidemment beaucoup d’or et d’argent sur les icones, beaucoup de cierges. Deux choses ont attiré notre attention, la grande clarté dans la cathédrale, et une grande inscription en leds rouges. Nous sommes désolés, les photos étaient interdites et les sœurs patrouillaient ! Regardez la forme de la croix.

En se dirigeant vers la vieille ville, nous passons devant « Milda, » le monument de la Liberté. A son sommet, 3 étoiles, qui représentent les trois provinces. Une vue du parc adjacent à la place de la statue.

A Riga, il y a pas mal d’espaces verts, de places, d’endroits avec bancs pour s’installer dehors. C’est vraiment agréable. Nous avons choisi la place Llvu pour le déjeuner. Les courses et les restaurants sont toujours un moment de flottement. Peu de personnes parlent anglais, les menus ne sont pas souvent en anglais. Mais pour le moment, nous n’avons jamais regretté nos choix (à part la boisson dégeu à Vilnius !)

Le serveur, en nous apportant les cafés, nous a prévenus que des orages étaient prévus autour de 16h. Nous avons donc accéléré un peu la cadence des visites.

La maison des Têtes Noires :

Erigée en 1344, cette maison servait de résidence provisoire aux marchands célibataires de passage, essentiellement allemands. Ils se sont regroupés en puissante confrérie avec pour patron St Maurice, dont les origines nubiennes expliquent la tête noire. Comme les caravansérails sur les routes des épices, ici, il y avait une vaste maison avec caves voutées. Remaniée et soumise aux aléas de l’histoire, elle fut totalement détruite en 1941par les allemands. Ne restait que la façade que les Russes ont dynamitée en 1948 ! Ce n’est qu’en 1995 que la Lettonie décida la reconstruction à l’identique de la maison des têtes noires actuelle.

La coupe ci-dessus est en argent et … noix de coco !

Le ciel se couvre, nous nous rendons à la cathédrale Dome, luthérienne. Eglise catholique principale de Livonie, elle devient luthérienne en 1561. Sa grande particularité est son orgue magnifique, considéré comme le plus vieux et plus grand du monde. 6718 pipes, 25m de haut, 11 de large et 10 de profondeur.

Bref très impressionnant. Mais, avec la chance qui nous caractérise, l’organiste accordait l’orgue pour le concert du soir. Avez-vous assisté à cela ? 6718 sons à vérifier ? Une torture auditive. Le cloître adjacent offrait un peu de répit mais nous avons trouvé qu’il n’était pas bien entretenu. Dommage, en général, j’adore les cloîtres et leurs arcades 😉

Eglise St Pierre, luthérienne.

Au fil des rues :

Kuldiga

Hier, nous nous sommes arrêté dans un camping en pleine forêt. Très joli coin à 300m de la mer. Nous envisagions d’y rester deux jours mais la profusion de moustiques nous a fait renoncer. Néanmoins, la propriétaire nous a parlé d’une ville qu’il fallait absolument voir, la plus belle ville de Lettonie. Alors go !

Sur la piste qui traversait la forêt, nous avons croisé des chevreuils, un serpent et des grues cendrées. Une est en photo mais je doute que vous la trouviez ! Il y a également énormément de cigognes.

La ville est ancienne et comme à Trakai en Lituanie, il reste beaucoup de maisons d’architecture traditionnelle. C’est original mais je n’ai pas été spécialement emballée. Comme vous le verrez sur les photos, les maisons manquent d’entretien. Mais il y avait beaucoup de visiteurs.

Pilsrundale ou le château de Rundale

Résidence d’été du Duc de Courlande Ernst Johann Biron, ce palais fut édifié en deux temps. Entre 1736 et 1740 puis entre 1764 et 1768. Ernst, amant de la duchesse de Courlande, veuve et sans enfant, la suit en Russie quand elle monte sur le trône . Il régna au travers d’Anne Ier sur la Russie au grand déplaisir de la noblesse russe. A la mort d’Anne, il s’empare de la régence au nom du jeune Ivan IV. Il est renversé par Elizabeth Ier et part en exil. Il retrouvera ses terres sous le règne de Catherine II. Rentré en Courlande, il reprendra les travaux.

Ce palais est surnommé « le petit Versailles letton ». Pas besoin d’explication en voyant les photos. C’est immense, des pièces partout. Une image vaut mieux qu’un grand discours. En voilà plein !

A l’intérieur

Le château ne serait pas Versailles sans ses jardins à la française