Lucca

A moins de 40kms de Pise, se situe Lucca. Ville fortifiée au riche passé, elle a gardé un charme particulier. Les bâtiments de style gothique ou renaissance n’ont pas été défigurés par des rues goudronnées ou des constructions modernes. Presque tout est piétonnier ou cycliste. Il faut dire que les « via » sont étroites et le sol est en grandes pierres plates. Les italiens se déplacent beaucoup à vélo, avec leur téléphone à l’oreille. Comme de plus, ils appuient leurs propos de grands gestes, ils n’ont pas souvent les mains sur le guidon. Très forts !!!

Duomo di San Martino

Au fait, duomo c’est cathédrale. Celle-ci est remarquable notamment pour sa façade. L’alternance de blanc et de rose surprend à côté du noir et blanc de l’extérieur. Les fresques et les colonnes sont finement ouvragées. La partie supérieure est le premier exemple du style roman pisan.

L’intérieur :

L’intérieur gothique est très lumineux. De fines arcades forment la galerie du premier étage. Vous aviez oublié ma passion pour les arches, arcades, portes et ponts ? Je vais vous le rappeler 🙂

Le grand Christ en bois du 11ème siècle est actuellement en cours de restauration. Nous l’avons aperçu derrière une vitre et à l’horizontal.

A Lucca, il y a plus d’églises que de boulangeries. Nous ne sommes pas entrés dans toutes, nous commençons le voyage, il ne faudrait pas arriver trop vite à l’overdose. Nous sommes tout de même entrés dans celle de San Michélé. Déçus par l’intérieur de style roman, sombre avec peu d’ornements à part le reliquaire d’un saint, San Davino l’arménien. Au 11ème siècle, dans la plus grande pauvreté, il a fait des pèlerinages à Jérusalem, St Jacques de Compostelle et Rome. Pour l’époque, c’était balèse comme voyage…

Il subsiste deux tours sur la centaine qui existaient jadis. L’une d’elles, la torre Guinigi, perpétue la tradition de plantations de chênes verts au sommet. J’ai cru que c’était de la végétation qui avait poussée suite à l’abandon des lieux !

L’autre est la torre civica delle Ore.

Le palais ducal n’est pas très intéressant, il ne se visite pas et semble abriter des administrations.

Pise

Comment passer à côté de Pise sans s’arrêter voir sa tour penchée ? Nous voilà partis pour la Piazza dei Miracoli. Avant même l’arrivée sur la piazza, le sommet de la tour attire l’œil. Elle est vraiment très penchée !!! Depuis 1178, les architectes ont essayé de redresser cette tour dont la construction a commencé en 1173. En 2024, malgré des gaines en béton armé sous le socle et des tonnes de plomb pour rééquilibrer la tour, rien n’y a fait. Va t-elle tomber ? L’avenir le dira … En attendant, c’est un bel ouvrage. Nous n’avons pas grimpé les 293 marches pour le sommet. Nos genoux n’auraient pas suivi 🙂

Le spectacle est aussi autour de la tour, avec tous ces visiteurs qui posent pour prendre LA photo d’eux soutenant la tour. Nous avons même vu un jeune japonais, allongé sur le sol, jambes écartées pour avoir la tour entre les jambes. Symbole phallique ? 🙂

Sur la piazza, il y a également Duomo. Cette basilique ou cathédrale, je ne sais pas, construite entre 11ème et 12ème siècle, est vraiment magnifique. Je vous laisse découvrir :

L’intérieur :

La porte principale, une merveille !

Le Battistero :

Il penche aussi mais pas dans le même sens que la tour et surtout de manière plus discrète.

La louve romaine nourrissant Romus et Romulus.

Mais il y a également la vieille ville à visiter. C’est particulier car les anciens palais de la renaissance sont occupés par l’université de Pise. Ceux qui ne sont pas occupés par les services publics semblent abandonnés.

Les cinq terres

Classées au patrimoine mondial de l’Unesco, nous ne pouvions pas les rater.

De l’aire où nous étions stationnés, il y a un bus pour la gare de La Spézia. Un train dessert les 5 villages de pêcheurs du parc national des cinq terres. La météo promettant un déluge à partir de 16h, nous avons concentré nos visites à 3 villages, les plus réputés. Visiter en hiver, c’est éviter la foule mais c’est aussi trouver des villages aux commerces fermés pour la plupart. Les sentiers pédestres reliant les villages entre eux sont fermés et il y a des travaux un peu partout. Ajoutez à cela un temps très gris, une mer bien remontée et vous avez une visite tristounette. Nous n’avons pas été emballés. En arrivant par la côte, nous avions déjà vu plein de villages colorés accrochés à la montagne. C’est peut-être pour cela que nous n’avons pas été conquis.

Vernazza

Manarola

C’est le village qui a eu notre préférence.

Regardez bien les photos de roches qui longent la promenade. Je n’ose imaginer le chaos qui a engendré de tels mouvements de terrains.

Le huit décembre, comme à Lyon, Manarola illumine les vignes au-dessus du village.

Riomaggiore

Dernier des villages visités, l’accès se fait par un tunnel décoré de mosaïques magnifiques.

Nous avons pris le temps de déjeuner et de goûter un vin italien mais pas des cinq terres, les prix étant prohibitifs. Touristes soit, mais pas pigeons …

Nous sommes arrivés au camion 10 minutes avant le déluge. On était bien au sec avec une boisson chaude 😉

Italie ou pas…

A l’origine, nous devions partir en Italie pour quatre mois le 29/12/23. Des soucis d’électricité récurrents nous ont obligés à prendre la décision de passer chez Carapace vers Nantes pour faire modififer le circuit. Cela faisait plusieurs années que nous étions embêtés par le système de gestion de l’électricité mais personne ne voulait mettre les mains dedans. Carapace est notre dernier espoir. Heureusement, ils ont accepté de regarder et mieux encore, d’intervenir. Cela nous a retardé un mois mais maintenant, on a un système au top.

Donc, direction l’Italie, ou presque…

Arrivés vers Fréjus, des vibrations terribles nous font nous arrêter. Plein d’huile dessous le camion … On s’arrête dans le premier garage poids lourds et, c’est reparti pour un mois. Joint spy, embrayage donc dépose boîte de vitesse, dépose carter moteur, changement embrayage et joint spy, réparation du pot d’échappement … lourde facture … Le garage a été très sympa, nous fournissant eau, électricité, douche et nous laissant habiter dans le camion. Un des mécanos nous a même prêté une de ses voitures perso . Vraiment gentils. Bon, les délais ont été très longs car le seul mécano poids lourds devait régulièrement partir en dépannage et le chef d’atelier qui devait confirmer les commandes des pièces était satellisé tellement il a de casquettes. Cela a entraîné oublis, retards mais tout a fini par se faire.

Direction l’Italie, avec deux mois de retard. Le circuit est donc modifié.

Riviéra et côte ligure

Nous avons bien évidement pris la route de la côte pour notre balade. Jolie route, mimosas en fleurs, mer pas trop bleue vu le temps couvert, maisons colorées, embouteillages. Nous sommes passés à Menton mais impossible de s’arrêter pour admirer les sujets en citrons et oranges.

Une chose qui m’a plu , c’est la décoration de beaucoup de maisons. Elles sont décorées de frises ou de peintures en trompe-l’œil vraiment magnifiques. Cela leur donne un côté chic et opulent. Très joli. Côté italien, c’est la même chose.

Laigueglia – La Spézia

S’arrêter avec un camion dans le nord de l’Italie est une gageure. Nous avons dû dormir sur un parking interdit aux camping-car et le midi, choisir un arrêt de bus dans la montagne pour manger. Pas top.

Néanmoins, la route est magnifique. Toujours ces villages colorés accrochés à la montagnes, ces maisons décorées et la côte déchiquetée. Vraiment beau. Nous choisissons de nous arrêter à La Spézia pour aller visiter « les cinq terres ». Nous nous arrêtons dans une aire, très rustique mais sympathique. C’est une aire associative, tenue par des bénévoles et dont les bénéfices vont en aide aux patients dialysés. Le bus pour la gare passe à 100m, les billets sont vendus à l’accueil de l’aire. Il y a eau, électricité et vidange eaux grises pour 12 euros les 24 h . 101 via delle Casermette.

Demain, nous allons visiter ces 5 terres dont tout le monde vente les mérites.