Je ne sais plus trop où nous avons trouvé l’indication de ce site. Il était présenté comme la plus grande concentration de « marmites géantes ». Nous en avions vu dans l’Ain et c’était spectaculaire. Le plan montrait une grande boucle à parcourir pour les voir toutes. Nous décidons de faire une randonnée. Nous avions imaginé un parcours de plusieurs kilomètres. En fait, au pire, nous avons parcouru moins de deux kilomètres et les marmites étaient vraiment petites et sans grand intérêt. Tant pis, la forêt était belle , la balade agréable.
L’étape dans cette ville concerne essentiellement son château du XIIIème siècle. La construction d’une redoute permettait de renforcer la frontière suédoise. Après l’attaque de la principauté russe de Novgorod, le château du Häme reçut un deuxième étage en briques. La possession du château alterna entre danois, suédois et russes en fonction des résultats des différents conflits au fil des siècles. En 1809, il fut intégré à l’empire russe et en 1841 devint prison puis en 1881, unique prison pour femmes, jusqu’en 1953. La prison fut déplacée dans une dépendance. Cette prison fut active jusqu’en 1972.
L’intérieur a été beaucoup changé lors de la transformation en prison. On peut tout de même voir qu’il y avait du chauffage central avec des bouches qui arrivaient à mi-hauteur des murs.
Voici la tour des canons
Les collections du château :
Cet oriflamme a une histoire cocasse. En 1782, le roi Gustav III de Suède doit visiter Häme. Le gouverneur fait fabriquer des oriflammes pour pavoiser le château. La lettre G III pour Gustav III et 82 pour l’année. Mais le voyage fut reporté et Gustav ne vint qu’en 83 ! L’histoire ne dit pas ce qu’il advint des oriflammes.
Des expositions sont proposées à différents endroits.
Le travail de cette artiste nous a beaucoup plu. Son médium, c’est la laine, le lin etc… Elle ne peint pas par dessus, elle mélange les fibres pour arriver à la couleur requise et coud pour que les fibres ne bougent plus. Son nom : Raija Jokisen. Si elle expose en France, allez-y ! Le département du Finistère a réalisé un film chez cette artiste, il est diffusé dans le château. Ils sont partout ces bretons !!!
En visitant le château, nous entendons parler français. C’est assez rare pour nous interpeller. Nous abordons ces voyageurs et comme la rencontre a été sympa, nous décidons de se retrouver sur un spot pour passer la soirée ensemble. Ce fut une excellente soirée. Après plusieurs mois de voyage, le manque de contact commence à se faire sentir. Nous rencontrons du monde parfois, mais c’est toujours fugace. Passer une soirée entière avec un autre couple, c’est vraiment sympa.
Notre visite de Tampere a été fortement raccourcie. Nous étions tranquillement installés au bord du lac et nous apprêtions à partir en balade quand un Finlandais est venu papoter avec nous. Nous avons passé un bon moment mais l’après-midi a bien avancé. Nous avons failli renoncer à partir en se disant « on ira demain » quand le Finlandais nous a expliqué que demain serait férié et que tout serait fermé jusqu’à lundi voir mardi. C’est la fête du mid-summer, 21 juin, une des fêtes les plus importantes du pays. Aussi, nous nous sommes précipités pour essayer quelques visites avant la fermeture.
Musée Lénine :
Quand j’ai appris l’existence de ce musée, j’étais très étonnée. Les relations Finno-Russes ont été très houleuses de tous temps, et le communisme n’a pas été bien vécu ici. Les relations sont toujours tendues de nos jours. Curieux, nous sommes allés le visiter. En fait, Tampere était une ville de métallurgie, avec un syndicat d’ouvriers. La Finlande était un duché de Russie mais éloigné des yeux et des oreilles de la puissante police du tsar Nicolas II. Le syndicat a accueilli Lénine et les révolutionnaires russes, dont Staline, dans leurs locaux. Quand après la révolution d’octobre 1917, Lénine prend le pouvoir, il signe les papiers d’indépendance de la Finlande, espérant et armant une révolution communiste. S’en suit une guerre civile meurtrière et fratricide entre communistes et non-communistes. Les communistes perdirent et les pertes humaines furent importantes. En octobre 1918, la Finlande opte pour un régime républicain. Le musée est installé dans l’ancien bâtiment du syndicat. Deux pièces pas très grandes mais avec plusieurs écrans présentant films ou diaporamas d’époque avec historique du contexte au moment de la révolution russe et biographie de Lénine. Bref, très intéressant et … ça change des églises non ? 😉
Vapriikki
C’est le quartier des anciennes usines textiles. Maintenant transformées en bureaux, musées d’art moderne, du hockey, du jeu … Nous ne verrons que les extérieurs.
Pareil pour les halles, que nous avons eu du mal à trouver. Elles sont maintenant encerclées par des bâtiments et il faut traverser un magasin pour les atteindre. De plus, on est arrivé à la fermeture.
La cathédrale
Bon, on allait pas vous priver d’une cathédrale quand même ! Celle-ci date de 1906. Elle est assez particulière mais je l’ai trouvée apaisante, même si les tableaux et fresques peuvent déconcerter.
L’extérieur :
L’intérieur :
La RésurrectionLa couronne d’épinesÇa, je ne sais pas …Le serpent du Paradis
Eglise Kaleiva
Eglise construite en 1960. Surnommée « le silo », nous avons eu du mal à croire que c’était une église. Mais en regardant bien, tout en haut, il y a un « clocher », à l’intérieur de croix imbriquées. Bon, faut chercher quand même. Nous n’avons pas pu voir l’intérieur.
Des images piquées au fil des rues :
Notre spot : Nous étions au bord du lac. Il y avait une plage mais le vent froid m’a découragée de tester l’eau ! Une installation nous a interpellés : des grands bacs tout en longueur avec planches et robinets. Cela est à la disposition des habitants pour pouvoir nettoyer les tapis, il faut juste utiliser des produits biodégradables. A côté, une machine pour essorer et de robustes supports en bois pour laisser sécher. J’ai trouvé cette installation vraiment pratique et de nombreuses personnes sont venues les utiliser. Il y en a beaucoup en Finlande.
Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, l’intérêt de la ville se résume à un grand quartier (la vieille ville) composé d’environ 600 maisons en bois. La charte de la ville de Rauma date de 1442. Néanmoins, des moines franciscains ont établi un monastère avant la fondation de la ville.
Rauma a brûlé deux fois au cours du XVIIème siècle. Aussi, les maisons que l’on voit datent de la fin du même siècle. Au fur et à mesure que les ravages dus au temps abattaient une maison, elle était reconstruite à l’identique. C’est pourquoi, Rauma est le plus grand ensemble historique de maisons en bois de Scandinavie.
Comme vous le savez, si vous avez lu le blog depuis le début du voyage, Suédois et Russes se sont disputés la suprématie sur la Baltique et la Finlande coincée entre les deux, a été leur champ de bataille privilégié. Dans cette guerre incessante entrecoupée de traités de paix, à la fin du XVIIème siècle, Rauma, port commercial d’importance, juste au nord de la capitale Turku, voit son avenir s’assombrir. Le Tsar Alexandre Ier a gagné, la capitale est déplacée à Helsinki et le port risque de tomber dans l’oubli. C’est sans compter sur les dentellières. En effet, la mode est aux « tykkimyssy », sorte de coiffe casquette avec une visière en dentelle. Toutes les femmes de la région font de la dentelle mais les plus belles créations viennent de Rauma et s’exportent très bien dans les différentes cours. Malgré les injonctions des autorités, elles refusent de rejoindre Helsinki et restent à Rauma. Helsinki n’était alors qu’un petit port de pêche sans importance….
Mon coup de cœur va évidemment à la dentelle. Mais nous devons vraiment chercher pour trouver son magasin-atelier. Nous avons passé un grand moment à ses côtés et elle a essayé de nous expliquer par gestes, c’était vraiment intéressant. Au fil des siècles, la dentelle artisanale a été de moins en moins utilisée. Le savoir-faire a failli disparaître au point qu’en 1948, une société s’est formée pour faire perdurer cette tradition.
La dentellière au travail
Les maisons de Rauma (pas toutes !)
Nous étions dans la vieille ville en début de matinée, beaucoup de lieux étaient fermés ou peut-être pas mais les ateliers, musées, etc sont dans des maisons identiques aux maisons d’habitation. De plus, il n’y a ni grande vitrine ni porte vitrée donc impossible de savoir ce qui se cache derrière les portes. Nous avons vraiment cherché la dentellière et heureusement, il faisait beau, la porte d’entrée était ouverte sinon, nous l’aurions loupée.
Un autre lieu réputé est l’église de la Sainte Croix. J’ai essayé d’en retracer l’histoire mais les traductions par ordinateurs donnent parfois des textes décalés ou abscons. Plutôt que dire des âneries, je ne dirai rien. L’église actuelle a été consacrée le 14/9/1512, catholique et est devenue luthérienne en 1640. La chaire est un exemple Renaissance de sculpture sur bois . Les peintures autour du chœur sont médiévales. L’orgue date de 1784 et le lustre de 1648. Le triptyque a été fabriqué en Prusse en 1140 environ.
De petits bracelets sont accrochés en offrandes. Baptême, mariage ?
Deuxième ville de Finlande, ancienne capitale, Turku s’est construite le long des rives de l’Aurajoki. A son embouchure, sur un îlot, fut construit un camp fortifié en 1280 pour protéger la ville des incursions maritimes. Au fil du moyen-âge, le camp de bois se transforma en château de pierre, d’autant que les sédiments avaient relié l’îlot au continent. A la fin du XIIIème siècle, après que le sud de la Finlande fut rattaché à la Suède, le château principal fut terminé. Au cours du XVIème siècle, une partie fut ajoutée et dans le château principal, la mode Renaissance amena un étage supplémentaire avec des fenêtres.
Le château fut tour à tour forteresse de défense, palais résidentiel, centre administratif, grenier et garnison. Il a souffert durant la guerre et a subi un incendie. Les restaurations ne se font pas comme en France. Les murs sont « moyen-âge » mais le reste est moderne. Ce n’est pas vilain, mais un peu déconcertant.
En 1881, il devient un musée et les restaurations commencent.
A l’intérieur
La statuaire en Finlande est en boisJésus sur croix noire en souvenir de la peste noire Salle de réceptionCellule
Quelques petites anecdotes. Dans la chambre consacrée aux femmes, de tout âge, il n’y avait pas d’ouverture à l’ouest car c’est le vent d’ouest qui apportait les grossesses. Je pense que la proximité de la chambre des hommes célibataires devait aider le vent à souffler 😉
Les femmes se tenaient dans la pièce pour travailler, aider aux naissances, soigner les blessés… Sur le mur, un labyrinthe était gravé pour empêcher les mauvais esprits d’entrer.
Sur les pieds des tables était gravé un nœud de Hermann pour assurer que la table serait toujours bien garnie.
Au troisième étage du château se trouve la partie musée, axée XVIII-XIXème siècle. Certains articles ont attiré notre attention pour diverses raisons.
Un faux-cul Première selle amazoneSelle amazone plus récenteClin d’œil à MarieUn peu m’as-tu-vu le trucAu boulot, traduisez !
Nous avons rencontré une surveillante de salle francophone dans le château. Nous sommes restés un grand moment à parler avec elle, visiblement elle était ravie de pratiquer la langue.
Ensuite direction les halles. Bâtiment en briques qui ressemble étonnamment à celui d’Helsinki, il est agencé de la même manière. Nous y déjeunons au comptoir d’une poissonnerie. Excellent !
Sur l’étal du poissonnier, plusieurs sortes de harengs en marinade dont une avec des fraises. Bizarre ! Sinon, beaucoup de poissons fumés à des degrés divers.
Les fraises sont tout en haut
En rejoignant la sortie, nous avons remarqué un petit stand, « french coocking corner »). Nous y avons pris le café en discutant avec le français qui tenait le stand. Il nous a dit qu’il était en Finlande depuis 9 ans et qu’il n’avait aucun ami finlandais ! Nous en avons profité pour faire l’achat de deux excellents croissants « à la française ».
Ne pouvant rester plus de 24h sur notre site précédent, nous avons quitté Helsinki. Nous avons choisi un parking dans un parc national, au bord d’un lac. Le soir, en se promenant sur une jetée, nous nous sommes fait attaquer par des mouettes. Pas trop dangereuse l’attaque, sauf lors du lâché de fiente 🙂 Leurs petits étaient sous la jetée et ils avaient la taille d’un poussin ! Plus loin, un cygne et son petit restaient bien immobiles. Nous avons quitté la jetée pour laisser ce petit monde tranquille. Nous nous sommes baignés le lendemain matin sans problème. Dans la soirée, des Finlandais nous ont invités à boire un verre de vin chez eux. Un couple de 76 ans, Paola et Marco, qui parlait un peu anglais. C’était très sympa et parfaitement inhabituel pour des Finlandais de laisser entrer des étrangers dans leur maison. On doit avoir une bonne tête 🙂
Direction la Scandinavie ! Nous prenons le ferry à Tallinn. Il y en a plusieurs par jour. Passeport, carnet de santé de la chienne et c’est parti. Evi a dû voir le vétérinaire pour prendre un vermifuge spécial afin de rentrer en Finlande. Pas évident de prendre rendez-vous dans une clinique vétérinaire quand vous ne parlez pas la langue. Enfin, tout s’est bien fini. La traversée dure 2h30, juste le temps de boire une bière sur le sun-deck. Et oui, on a eu du soleil !
En revanche, se garer à Helsinki, c’est une autre paire de manches. Il y a un parking pour camping-car mais il est souterrain ! Pas pour Bidouille du coup. On a choisi une petite impasse sympa mais un peu loin du centre ville.
La difficulté pour stationner en Finlande, c’est que c’est avec un disque bleu pour 4h, 12h et parfois 24h. Après, il faut dégager. On s’organisera avec cette contrainte.
Pour visiter Helsinki, nous avons choisi l’option vélo. Ceux qui me connaissent, savent que ce mode de déplacement n’est pas mon préféré. Mais il faut bien se lancer… En fait, ici, le vélo c’est royal. Beaucoup de pistes cyclables, même le long des voies rapides. On se sent en sécurité. Dans la ville, piétons et vélos sont toujours prioritaires. Même les tramways s’arrêtent. Un bémol quand même, il y a beaucoup de pavés en centre ville. La prochaine fois, je mettrai un caleçon matelassé :-)))
Helsinki est une ville récente, début XIXème siècle. Une petite ville existait mais c’est le Tsar Alexandre Ier, après avoir ravie la Finlande aux Suédois, qui décida de faire d’Helsinki la capitale du duché au dépend de Turku.
La visite a commencé par l’église Kallio
Ensuite, la cathédrale orthodoxe Ouspenski
La cathédrale luthérienne d’Helsinki, comme tout monument luthérien, est très sobre. Nous avons assisté à un mini concert d’orgues et visité une exposition de peintures dans les fondations de la cathédrale. Une statue nous a fait sourire, un des trois réformateurs s’appelait Melenchton 😉
Bâties en 1889, les anciennes halles sont maintenant un lieu très touristique. On y trouve des stands d’artisanat, des produits fins, des spécialités locales très renommées, des restaurants. Nous avons vu des salaisons de viande d’ours. Nous n’avons pas testé, 350€ le kilo de salami d’ours ! En revanche, nous avons succombé à une des deux soupes citées comme incontournables, la soupe de saumon ou la soupe de renne. Prudents, nous avons commencé par le saumon. Un pur délice ! Un bouillon très crémé, avec brocolis, haricots verts et plats, carottes, pommes de terre, céleri branche, coupés en petits morceaux et de gros morceaux de saumon dedans. Miam ! En allant dans le nord, nous allons trouver essentiellement du renne alors, on a le temps de goûter.
L ‘église St Jean, la plus grande église d’Helsinki.
Et une dernière église pour la route ! Temppeliaukio, l’église du rocher. Pensée dans l’entre-deux guerres, sa construction ne démarra qu’en 1960. La roche a été creusée, puis des rochers ont complété les parois et un dôme de 24m de diamètre est venu couvrir le creux. L’église est très claire, une partie du dôme est recouvert de lamelles de cuivre, l’ensemble est joli.
Une petite note : à part l’orthodoxe, toutes les églises sont payantes, de 5 à 8 € par personne. A la fin de la journée ça commence à compter. D’autant que l’intérieur est souvent décevant.
Le reste, ce sont des photos prises ici ou là.
Rue Huvilakatu, réputée pour ses maisons coloréesBibliothèque OodiLa gare centraleVu le drapeau ukrainien ?Pavés + rails de tram, j’ai craintPlace du sénatAprès l’orgue, la fanfare !