De Ortigueira à Ares

Coupe du monde de rugby oblige, l’étape du jour sera courte. Nous quittons le petit port au nord d’Ortigueira et suivons la côte au plus près.

Arrivés sur la pointe de los Aguillos, nous sommes désolés de tomber dans un champ d’éolienne. Cette pollution visuelle est incroyable. Quand je pense que les écolos bataillaient pour faire enterrer les câbles électriques car ce n’était pas beau. Là pour le coup, on voit les éoliennes à des centaines de kilomètres à la ronde…

Heureusement, de l’autre côté, les paysages sont bien plus beaux… Nous étions là-haut en même temps qu’un bus de tourisme transportant des retraités espagnols. Comme il y avait de grands espaces herbeux, Evi était lâchée et en grande forme. Elle a fait son show sous les exclamations amusées et admiratives de tout ce petit monde. Courses, petits bonds, demi-tour sur place, on aurait dit un chiot. Bon, cette après midi, elle ronfle sous la table ! 🙂

Le mirador Garita da Herbeira

Sur la route entre deux miradors : Nous avons eu le droit à un début d’arc en ciel sur la mer.

Le mirador de Teixidelo-Cruceiro : Nous avions semé nos retraités espagnols mais ils nous ont rattrapés. Le promontoire entourant la croix étant prévu pour contenir à tout casser 8 personnes, nous ne nous sommes pas attardés à méditer là haut 🙂

Le mirador dos Carris : Joli endroit au dessus du Chaos de ??? je n’ai pas retrouvé le nom. La forêt d’eucalyptus et de pins donne une ombre agréable, les crocus y poussent en nombre en ce moment ! Le petit parking en bas du mirador serait parfait pour passer la nuit. Mais il est trop tôt pour s’arrêter.

la route après Cedeira

Arrivée à Ferrol :

Cette route des rias altas est magnifique mais je ne l’ai pas beaucoup appréciée. Elle était parfaite pour une voie mais les bas côtés étaient instables et nous avons dû croiser des voitures, des camping-cars et même des bus immenses ! Il existe un système de « passing place  » comme en Irlande ou en Ecosse mais visiblement les espagnols considèrent que c’est honteux de se dégager de la route. Genre, j’y suis, j’y reste. Surprenant … Enfin, nous sommes arrivés à bon port, et avons installé Bidouille dans une aire à Ares. Pas très glamour car en ville mais confortable. De plus, la roue avant droite couine lamentablement à chaque coup de freinage. Jeff va prendre le temps de regarder et moi de faire la lessive. Ô quotidien, suspend ton vol pendant les voyages !!!! Et ben NON … Mais pour le moment, c’est bientôt rugby Pays de Galle- Argentine ! 🙂

Entre Illano et Ortigueira

On remonte vers le nord pour rejoindre Navia

Le ciel est gris. En plus, un incendie important en montagne dégage beaucoup de fumée. L’air sent le feu de bois, cela prend à la gorge, c’est acre. Nous faisons un peu de ravitaillement à Ribadéo et essayons de trouver la praia das catedrais. C’est un endroit si couru en saison qu’il faut demander un permis pour y aller. Aujourd’hui, malgré la pluie et le vent, les parkings sont bondés. La balade sur la plage est bien agréable. Evi s’en donne à cœur-joie et Jeff a dû courir après mon chapeau.

Nous partons ensuite pour Porto Bares mais peu avant l’arrivée, l’étroitesse des rues nous oblige à renoncer. Heureusement que Bidouille tourne bien car Jeff a fait demi-tour dans un endroit improbable…Pas le choix.

Finalement, nous sélectionnons un spot sur un petit port de pêche à Ortigueira. Ici nous serons à l’abri du vent. De plus une statue de la Madonne veille juste au dessus de Bidouille.

Allez, on repart !

Un petit tour sur la côte.

Premier arrêt, la mine de Hierro de Llumerès, ou plutôt ses ruines mais dans un bel endroit.

Ensuite, Cabo de Peñas. Très bel endroit. Le phare est transformé en musée mais ne parlant pas espagnol, nous ne faisons aucune visite de ce type. En Irlande et en Ecosse on captait suffisamment de mots pour avoir une idée plus ou moins précise du discours. En Espagne, c’est pas la même histoire. A part pour commander un café ou une bière, nous sommes plutôt handicapés 🙂

Sur la route entre Cabo de Peñas et Cabo Vidio :

Cabo de Vidio : C’est jour de fête nationale. Le site est beaucoup visité. Nous nous garons dans un champ car les parkings sont pleins. Il faut dire que le temps est magnifique et le site sublime. Bon d’accord, vous me mettez l’océan et des rochers et mon petit cœur de bretonne bat la chamade 🙂 mais là, il y a de quoi s’émerveiller !

Après nous décidons de faire la vallée de Navia. Bon, route bucolique mais après avoir parcouru le parc des pics de l’Europe, on devient difficile… Petit arrêt au castro de Pendia , quelques fondations… bof

Nous nous arrêtons à Illano pour dormir. Le coin est super calme mais la nuit fût compliquée. Pluie, vent très violent. Bref pas envie de continuer en montagne, on retourne sur la côte.

Retour vers la côte

Après notre pause nocturne à Canga, nous décidons de repartir vers la côte. Nous ciblons Lastres, un petit village au bord de l’océan. Mais, la route la plus directe passe par … el mirador del Fito ! Bidouille courageusement entame sa troisième journée de virages guidé de main de maître par Jeff.

La route est très jolie, et nous découvrons plusieurs constructions typiques des Asturies. Je ne connais pas le nom mais ce sont des greniers à grains, maïs pour la majorité. Montés sur pilotis, de bois ou de pierres, ils sont toujours plus ou moins carrés. Maintenant, beaucoup ont une autre utilité mais les propriétaires conservent ces « bâtiments » précieusement.

J’ai trouvé le noms de ces petites bâtiments : Horreo !

Nous sommes déjà montés au mirador del Fito en 2018. Nous étions partis de la côte et au sommet, étions redescendus sur la côte, peu enclins à trouver la neige en continuant vers la montagne. A cette époque, nous étions en fourgon 2×4 …. Au sommet, nous étions seuls et nous avions dû prendre Evi dans les bras pour éviter qu’elle ne s’envole ! C’était beau mais très froid et trop venteux.

En montage aussi on peut constater la sécheresse. Les torrents ne sont que filets d’eau, les rios à secs et les cascades inexistantes. C’est triste.

Arrivés au mirador, mauvaise surprise. C’est week-end, il fait beau, c’est BONDE ! Nous parvenons difficilement à nous arrêter, mais pas trop bien garé alors nous ne resterons pas longtemps. Mais ça valait la balade quand même. J’aime l’océan, l’eau en général, mais la montagne reste quand même un sujet d’émerveillement permanent.

Nous redescendons tranquille pour se trouver une place pour la nuit. Nous avions trouvé plusieurs spots possibles mais nous avions oublié le week-end ! Il fait 30°c, on se croirait sur la côte méditerranéenne en août. On finit sur un parking à 20€ la journée au bord d’une route et sans service. Tant pis, au moins, il y a une super vue !

Le lendemain, nous rejoignons un autre spot, plus tranquille et gratuit ;). Nous avons besoin de nous poser pour faire le blog.

Nous avons changé nos téléphones. La clé magique (ravpower) qui nous servait à passer nos photos des téléphones vers les ordinateurs n’est plus compatible. Nos deux appareils photos sont HS, l’un ne prend plus les photos et nous avons égaré le câble de rechargement de l’autre. Nous ne pouvons pas passer par le cloud car nous allons épuiser notre forfait en trois jours. Bref, il faut trouver une solution, le Grand Chef va s’en occuper car je suis une buse en la matière. Il lui faut tranquillité et temps, j’ai confiance !

Comme vous pouvez le constater, il y a des photos sur le blog …. Il a réussi 🙂 Et maintenant, je suis à jour pour ce blog ! On repart demain pour une nouvelle destination !

PS : les photos ne sont pas forcément dans l’ordre …. Mais je les aime bien alors tant pis si elles ne sont pas parfaitement géolocalisées !

Picos de Europa

Les centaines de virages d’hier n’ont pas suffit à Bidouille alors nous repartons nous balader aux picos de Europa. Pour démarrer, le Defiladero de la Hermida. Route enclavée entre deux parois rocheuses. La route est en travaux et les circulations alternées assez fréquentes. De plus, des nuées de motards se ruent à l’assaut de ces routes de montagnes. Mieux vaut surveiller ses rétros et se méfier des virages que deux et quatre roues peuvent couper. La route est souvent protégée par de grands filets métalliques, bien utiles quand on voit les roches qu’ils ont retenues.

Nous délaissons le mirador del fuente dé à cause de la circulation et d’un rallye en cours. Nous choisissons une petite route pour passer le Puerto de Pandefrave 1562 m.

La route n’est pas très entretenue et les croisements souvent impossibles mais nous arrivons à rejoindre une route plus importante pour sortir du parc national.

Nous redescendons par le desfiladero de los Beyos après avoir admiré le mirador depiedrafitas (impossible de s’arrêter, trop de monde) et le mirador de Oseja. de très belles images dans nos têtes plus que sur l’appareil photo !

La journée s’est terminée un peu tristement. Dans le défilé, un bus de transport régional a engagé un croisement un peu rapide, obligeant Jeff à se coller sur la paroi. Hélas, le rocher n’avait pas été creusé assez haut et le coin de la cellule a touché : angle enfoncé, arête en haut limée. Nous nous sommes arrêtés à la ville suivante pour constater les dégâts et Jeff a commencé les réparations. Rien de trop grave mais les boules quand même.

Bon malgré tout, c’était beau.

Difficile départ pour le voyage automnal !

Partis tout début septembre de Vendée, notre but pour cet automne était de visiter Nord Espagne atlantique, Portugal, et Andalousie.

Comme d’habitude, rien ne s’est passé comme prévu et nous avons enchaîné retards, petits soucis techniques et surtout, problèmes médicaux pour Jeff. Rien de grave mais je refusais de partir à l’étranger, même proche, avant que mon chauffeur soit , sinon au top, du moins avec les traitements adaptés.

Nous devons être de retour pour de nouveaux rendez-vous médicaux à Bayonne mi novembre.

Amputé d’un mois au début et d’un autre mois en fin, notre voyage automnal ne nous emmènera pas très loin. Qu’importe, nous prendrons ce que nous pourrons ! En avant vers l’Espagne atlantique.

Nous passons rapidement jusqu’à Castro Urdiales. Nous avons visité cette côte jusqu’à Gijon en 2018. Mais nous l’avions fait en janvier-février, alors nous avions évité la montagne.

Cette fois-ci, direction « el pico des Tres Mares « 

Au départ de Castro Urdiales, nous voyons la brume remonter des vallées puis nous choisissons de suivre la N625 jusqu’au Puerto del Escudo et nous longeons l’embalse del Ebro, grande retenue d’eau sur l’Ebre. La sècheresse a fait son œuvre et on peut voir que le niveau d’eau est bien bas. Les températures estivales des dernières semaines ont du retarder la migration des oiseaux car le lac était désert ou presque.

A partir de Reinosa, nous attaquons la montée vers le pic (2175m ). Il fait un temps magnifique, nous sommes chanceux !

Nous redescendons par le mirador del pico del Castron sur la CA280. Sur cette petite route, deux ou trois petits tunnels dont la hauteur n’est donnée qu’à quelques mètres de l’entrée. Le plus bas faisait 3.70 m, nous, 3.60. Ca passe si personne ne s’est trompé dans les mesures…

Les vaches, veaux et même chèvres traversent la route à leur convenance. Prudence….

Après tous ces virages, nous allons nous installer à San Vicente de la Barquera. J’aime beaucoup ce village. Nous trouvons un parking au bout du bout du village, juste avant la jetée et … devant un restaurant de fruits de mer et poisson. Devinez où nous allons dîner ? 🙂

Ici, sont cultivées des huîtres d’origine japonaise, excellentes mais dont le prix est prohibitif (3.80€ pièce…) Le restaurant était très bien, mais pour une fois, je n’ai pas trop apprécié le plat et le dessert. Il va falloir que je mette ma curiosité culinaire en veilleuse…. Jeff lui s’est régalé avec ses choix. Le vin lui était très bon.

le matin…