Santiago de Compostela

Nous avons pris trois jours pour St Jacques de Compostelle. Un pour la ville, un pour les visites guidées et un pour buller et vous préparer cet article. La vieille-ville est essentiellement baroque et néoclassique pour ses bâtiments. Mais il reste les ruelles pavées du moyen-âge et des traces de renaissance. L’harmonie vient de l’utilisation omniprésente du granit de Galice. La cathédrale est le point central de la vie, de par la présence des pèlerins du monde entier mais aussi celle des étudiants de l’université de Galice. La Galice est une région autonome d’Espagne. Elle a sa langue, son gouvernement, son hymne. Ici, il pleut 262 jours par an … Mais revenons à la cathédrale.

Nous allons en faire le tour. Le temps est très gris, il pleut souvent (bien que nous ayons eu de la chance lors de nos balades). Les photos ne sont pas géniales mais j’espère que ça vous donnera malgré tout une bonne idée. La bâtiment est immense.

Côté nord : porte d’accès pour aller voir la crypte contenant les reliques de St Jacques. On descend dans la crypte pour voir de loin le coffre d’argent contenant les restes de St Jacques et de ses disciples St Athanase et St Théodore, puis on monte pour passer derrière le maître autel afin de poser la main sur le manteau ( en argent et pierreries) de st Jacques. Pas de photos, pas d’arrêt, un vigile s’assure du respect des règles. Même le touché du manteau est règlementé !

Côté sud : C’est l’entrée pour assister à la messe, mais les places sont comptées aussi, une file de pèlerins se forme pour pouvoir assister à la prochaine messe. Les messes ne sont qu’en espagnol. Les visites sont interdites pendant les messes .

Côté est : il y a une porte qui sert à la sortie la messe

Et maintenant, la façade principale:

Sur cette place, les pèlerins du monde entier arrivent, harassés mais heureux. Il se dégage de cet endroit un sentiment de joie, de plénitude et de nostalgie. C’est subtil, immatériel. Les sourires, les photos prises par et pour les uns et les autres, les échanges de coordonnées, les embrassades et dans les yeux un air de victoire. En voyant tous ces pèlerins, j’ai presque regretté de ne pas faire partie de cette fraternité car je n’ai pas fait mon camino. Soyons francs, je suis bien trop fainéante pour le faire… mais j’en ai caressé l’idée, deux secondes 😉

L’intérieur : l’intérieur de la cathédrale est cloisonné, avec des vigiles qui font respecter les règles. Si vous entrez pour voir la cathédrale, vous devez ressortir pour aller à la bonne porte pour voir la crypte alors que seul un ruban sépare les deux lieux. Si vous voulez voir le portique de la gloire, à l’intérieur, vous devez sortir, entrer par le musée et payer 10 euros. L’intérieur de la cathédrale n’est pas aussi majestueux que la plupart des cathédrales espagnoles ou françaises. Le maître autel est recouvert d’or et d’argent et les dorures explosent tout autour. Mais je n’ai pas trop aimé. Trop…

Une chose originale, c’est le butafumeiro. C’est un grand encensoir de 1.5 m de haut et 53kgs. Il est accroché dans la croisée du transept et se balance du nord au sud grâce à 8 tiraboleiros, gens d’église. Ce butafumeiro n’est utilisé que 8 à 10 fois par an pour les grandes occasions ou si de gens payent 600 euros pour le voir fonctionner…. Il se balance uniquement au dessus du transept car c’est ici que se tenaient les pèlerins . L’encens était sensé couvrir l’odeur des pèlerins et désinfecter les pèlerins malades afin de ne pas agresser les narines des gens importants (gens d’église et notables) qui eux se tenaient dans la nef.

Au IX ème siècle, l’église était toute petite. Une première basilique fut construite sur la tombe de St Jacques, ainsi qu’un tombeau pour le roi Alphonse III. Tout fut détruit par les maures en 997 lors d’un raid d’Al Mansour. La cathédrale actuelle date en grande partie du XI au XIII siècle. Elle s’est agrandie au fil du temps car les pèlerins étaient de plus en plus nombreux et même les plus riches et plus puissantes personnalités venaient à Santiago. A la fin du XII ème siècle, l’agrandissement de la cathédrale se heurte à un gros problème. Santiago est sur une montagne donc, on ne peut pas continuer à allonger la nef. Il y a un trop grand dénivelé. Le roi du Portugal embauche Maître Matéo grand architecte pour continuer le projet. Matéo crée une crypte qui va servir de soubassement afin de retrouver le niveau de la nef. C’est pour cela qu’il y a tant d’escaliers pour atteindre la porte principale.

Maître Matéo construit également le « Portico de la Gloria » Ce porche est magnifique ! Mais depuis sa réfection, il faut payer pour le voir. De plus, depuis 20 ans, à part le roi d’Espagne, plus personne n’entre par la porte principale. Depuis le XII ème siècle, les pèlerins passaient sous le Portico de la Gloria, touchaient la colonne centrale pour marquer le fin de leur chemin. De l’autre côté de la colonne centrale se tient une petite statue taille enfant, de Matéo. Si on cogne sa tête trois fois sur la tête de Matéo, on devient intelligent, voir génial 😉 Mais maintenant, pas touche, on peut le comprendre mais on aurait pu protéger le bas de la colonne avec un plexiglas pour que les pèlerins fassent le geste et perpétuent la tradition. Enfin…

Au XVIII ème siècle, l’architecte mexicain Fernando de Casas y Novoa crée la façade actuelle baroque. Heureusement, contrairement à ses prédécesseurs, il ne détruit pas pour remplacer. Il garde le Portico de Gloria et construit devant l’immense façade que nous connaissons. Je ne suis pas fan du baroque. Trop chargé à mon goût mais tout de même, ça en jette !!!

La cathédrale a un vrai problème, c’est la météo de la Galice. C’est tellement humide que les moisissures s’installent dans les anfractuosités du granit et noircissent toutes les surfaces. Même l’intérieur est très humide. Toutes les chapelles étaient en réfection .

Ailleurs dans la cathédrale :

Le cloître est toujours utilisé comme cimetière pour les autorités ecclésiastiques de la cathédrale. L’autel immense en bois contient des niches qui abritent des reliques d’une quarantaine de saints. Le blason aux étoiles est le blason de Compostelle. Le saint protecteur de la ville est St Roch. La grande vasque dans le cloître est la fontaine qui était installée devant la porte pour permettre aux pèlerins de se laver les mains avant de rentrer dans la cathédrale.

Le musée : photo interdite…

Les rues autour :

Monastério San Martiñ

Eglise de San Miguel dos Agros

Vers Santiago

Après le castro, nous partons à la recherche de la dune de Corrubedo. Dans le guide, « cette dune impressionne par ses dimensions, 1km de long et 15 m de haut. On a bien vu un gros tas de sable mais comparé au Pyla … Déçus.

A Ribeira, nous avons remarqué des containers spécifiques. Regardez-bien ! Et la forme des abris-bus, ça ne vous rappelle rien ?

Il y a un réservoir spécial pour la récupération des huiles de fritures !!! Et les abris-bus ont la forme des horreos, mais sans les pilotis 🙂

Visiblement, l’aquaculture dans la baie est importante, des moules, pour ce que nous en savons.

PS : La photo a été prise en couleur ! Le temps est vraiment spécial …..

Le mirador de la Curotiña : on prend un peu de hauteur (512m) pour surplomber le ria de Arousa. C’est beau mais …. un coup de soleil serait bienvenu !

On finit le trajet à proximité de Santiago. Nous commencerons la visite de la ville demain.

Castro de Baroña

Juste avant Porto do Son se trouve les ruines d’un camp fortifié abandonné au Vème siècle, à l’arrivée du peuple suève, peuple germanique. Les soubassements circulaires nous ont rappelés ceux du castro de Pendia que nous avions vu dans la vallée de Navia. Le site choisi pour construire ce camp est vraiment splendide. Et devinez ? Nous avons bénéficié d’une belle éclaircie pendant le temps de cette petite randonnée. Evi a eu du mal. L’accès était très rocheux et parfois, elle trouvait les marches trop hautes.

Du phare de Lariño à Noia

quelques photos supplémentaires de la plage de Lariño

Sur la route : Des plages, des criques, l’océan toujours aussi beau, des parcs à moules … rien de sensationnel mais jolie balade malgré le temps fort capricieux.

Noia : En cherchant bien, nous avons trouvé un tout petit quartier avec des maisons du moyen-âge. Maisons à blason, arcades, église de San Martiño 15ème siècle, fermée mais avec un beau portail. Nous avons également été voir l’église de Santa Maria a Nova, du 14ème siècle, transformée en musée. Elle contient une grande collection de « laudas gremiais », dalles funéraires dont les symboles révèlent le métier du défunt.

Nous sommes pour la nuit à Queiruga, station balnéaire avec une grande plage sauvage. Nous sommes seul face l’océan. Ce sera notre seul voisin !

Vous en avez peut-être marre de voir l’océan ??? Désolée, il est partout le long de la côte 🙂 Mais je peux remettre des horreos si vous voulez ;).

En route pour Carnota

Nous contournons la baie de Lobeira grande. Villages de pêcheurs, plages, criques. Joli mais le temps gris gâche cette balade.

Regardez un nid d’horreos !!!

Nous arrivons à Carnota. Devinez pourquoi on s’arrête ? Pour voir le plus grand horreo de Galice. Et peut-être de l’univers ! 34.76 m, construit en 1760. La petite rue d’accès, étroite avec ses câbles bien trop bas, nous a donné des sueurs froides mais , majestueux, Jeff le routier a géré cela au mieux 😉

Nous continuons le long le la côte.

et nous arrêtons à Lariño

Nuit à Muxia

Je ne connais pas le nom de la dépression qui est passée dans le coin cette nuit, sinon je lui aurais dit deux mots. Pluies diluviennes et vents en bourrasques ont pas mal perturbé notre nuit. Mais le désagrément le plus grave est une entrée d’eau conséquente dans l’angle avant droit. Celui qui a percuté la paroi dans un défilé. J’ai passé de 2h à 8h30 à essorer l’eau de pluie qui entrait dans le placard. A la première accalmie, nous avons filé. En roulant, l’eau aura plus de mal à s’infiltrer, ou pas 😉

Direction Cap Finistère. Le temps est très changeant alors peu de photos sur la route. On s’est rattrapé au cap mais là aussi, les entrées maritimes ne permettaient pas de profiter pleinement de la vue. Même avec nos nouvelles lunettes, nous n’avons rien vu de la côte américaine 🙂

Arrivés au parking, le temps de mettre nos kways et de descendre la chienne, on n’a pas eu le temps de faire 10m qu’un grain nous tombait dessus, et gros le grain ! Repli stratégique dans le camion, on attend l’éclaircie pour retenter une sortie. 5mns plus tard, on retente. Le ciel est plus capricieux que dans les Highlands !!!

D’après la légende, les soldats romains auraient baptisé cet endroit « Finis Terrae » fin de la Terre. C’est le cap le plus à l’ouest d’Europe. Le Cap Touriñan revendique le même titre. Comme vous avez pu le constater, la visibilité était mauvaise … Nous n’avons touché à aucune couleur sur les photos. Le rendu est différent suivant les mouvements des nuages. Ce sera à refaire, par beau temps !

Les Horreos II

A notre entrée en Galice, j’avais trouvé que les horreos étaient peu entretenus et sans grand intérêt. Je me suis trompée. Des horreos, il y en a partout ! De conception et de format divers. Seule constante, rectangulaire et sur « pilotis ». En voici quelques uns.

Pour sortir ces quelques photos, j’en ai ratées des dizaines. J’ai pour consigne de mon web master photo de changer de sujet ! 🙂

Vers Muxia

Dès que nous avons quitté le cap Vilan, la pluie nous a rejoints . Tant pis, on continue.

Tout le long de la côte, il y a de petites plages ou criques. c’est joli et en été ces endroits doivent être très fréquentés.

Arrivés à Muxia, nous craquons pour un restaurant de poissons sur le port avec en test le vin ci-dessus. Vraiment bon !!! A chaque fois que nous avons demandé conseil pour choisir un vin local, nous avons été bien orientés.

Nous sommes installés sur le port. Je me disais, au niveau de la mer il y aura moins de vent. Ben tout faux. Le camion bouge dans tous les sens, je vais avoir le mal de mer !!!

Malpica de Bergantinos

Nous quittons Ares pour Malpica. Ce n’est pas très loin mais nous préférons partir de Malpica pour commencer la route le long de la côte de la mort, nom issu des nombreux naufrages ayant eu lieu au fil des siècles.

J’ai choisi le parking d’une petite plage mignonne et tranquille. Je l’ai regretté. Un, l’accès était galère à cause de la hauteur du camion ; deux, le parking était en plein vent. La nuit a été difficile.

Le lendemain, direction le cap Vilan :

Camarinas : Port de pêche et capitale de la dentelle aux fuseaux.

Nous sommes chanceux, la pluie s’est arrêtée pour nous permettre de déambuler dans ce petit port. Nous repartons vers le cap Vilan.

Magnifique ! Le soleil a sublimé l’endroit pour notre plus grand plaisir ! Mais toujours du vent …

Vers La Corogne

Nous avons choisi un endroit vers un phare. Sympa mais venteux….

Nous n’avons pas eu envie de braver le centre ville de La Corogne, nous avons filé à Ares, au sud de l’anse de La Corogne.

Nous avions besoin de courant pour pouvoir suivre le match de l’équipe de France. Nous avons atterri dans une petite aire, pas très glamour car au milieu d’immeubles mais l’accueil était vraiment au top ainsi que les sanitaires. De plus, les commerces et la laverie automatiques étaient tout près.

Après avoir récupéré de la défaite de nos Bleus, nous avons fait nos corvées. Jeff a nettoyé freins et disque de la roue avant droite. Bonne séance de sport 😉 pendant que je gérais ménage et lessive. La laverie est interdite aux chiens…