Nusfjord-Å-Moskenes

La petite église de Flakstad, fermée…

Le temps est encore au gris. Pas de pluie mais les montagnes ont accroché les nuages et elles se cachent. La route est étroite et il y a énormément de camping-cars et de caravanes. Pas cool pour le chauffeur qui doit viser les bas-côtés plus larges pour croiser. Sur les parkings des points de vue, il est impossible de s’arrêter. Bref, trop de monde pour nous ! Il faut dire qu’il n’existe qu’une route pour parcourir les îles Lofoten. Et comme c’est « the place to see » en Norvège la densité de touristes est impressionnante. Je n’ose l’imaginer pendant la saison ! Les Lofoten, c’est un archipel composé de 6 îles reliées par des ponts ou des tunnels sous-marins ; Austvagoy, Vestvagoy, Flakstadoy, Moskenesoy, Sakrisoy, Hamnoy, plus des îles plus lointaines au sud, Vaeroy et les Rost. Les îles sont très urbanisées. Jolis ports, maisons de couleur, entourés de montagnes (quand on les voit ) cela doit avoir un certain charme sous le soleil. Pour ma part, je préfère Senja ou les Vesteralen, beaucoup plus sauvages.

Au musée viking, une employée d’origine mexicaine parlant très bien français nous a incité à faire escale sur l’île de Sakrisoy pour une boutique et un restaurant de spécialités norvégiennes. Très bel endroit, très cher, mais avec des produits typiques. Nous y avons fait quelques emplettes raisonnables et avons testé au restaurant le tataki de baleine. Je comprend pourquoi les Japonais tuent autant de baleines. Sa chair ressemble à du boeuf mais encore plus tendre. Un régal. Nous limiterons tout de même notre consommation car c’est aussi encourager la chasse.

Nous avons visité le musée de la pêche à Å. La porte était ouverte mais la pancarte « closed » était posée sur une table. Nous avons parcouru seuls les deux salles avec un papier d’explications en français. Merci ! Partout au bord de la mer, il y a des séchoirs à poissons. Etonnés de n’y voir aucune bestiole, nous avons eu la réponse. Ce n’est pas comme le linge, le poisson ne sèche pas au soleil et à la chaleur. Le saison du cabillaud commence en novembre. Enfin, l’année dernière, cela a été en décembre. Il faut que les températures dans les eaux autour de la calotte glacière descendent bien pour que les cabillauds migrent vers les eaux norvégiennes. Le réchauffement climatique inquiète beaucoup les pêcheurs. Si les cabillauds n’avaient plus besoin de migrer, ce serait une catastrophe pour l’économie du pays.

Après avoir été attrapés, les cabillauds sont éviscérés, étêtés, écaillés. Ils sont attachés par deux par la queues et sont suspendus sur les « échafauds », les séchoirs à poissons. Les têtes sont mises à sécher également car elles partent au Nigéria où les habitants les utilisent pour faire des bouillons pimentés. Les poissons entiers sont destinés à l’Italie. 90% des cabillauds séchés partent là-bas. Les cabillauds salés (morue) sont séchés dans une installation à air conditionnée. La morue salée part en Amérique du sud et au Portugal. Pour le reste de l’Europe, c’est le cabillaud surgelé sur les bateaux-usines qui est préféré.

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