Deuxième ville de Finlande, ancienne capitale, Turku s’est construite le long des rives de l’Aurajoki. A son embouchure, sur un îlot, fut construit un camp fortifié en 1280 pour protéger la ville des incursions maritimes. Au fil du moyen-âge, le camp de bois se transforma en château de pierre, d’autant que les sédiments avaient relié l’îlot au continent. A la fin du XIIIème siècle, après que le sud de la Finlande fut rattaché à la Suède, le château principal fut terminé. Au cours du XVIème siècle, une partie fut ajoutée et dans le château principal, la mode Renaissance amena un étage supplémentaire avec des fenêtres.
Le château fut tour à tour forteresse de défense, palais résidentiel, centre administratif, grenier et garnison. Il a souffert durant la guerre et a subi un incendie. Les restaurations ne se font pas comme en France. Les murs sont « moyen-âge » mais le reste est moderne. Ce n’est pas vilain, mais un peu déconcertant.
En 1881, il devient un musée et les restaurations commencent.









A l’intérieur

















Quelques petites anecdotes. Dans la chambre consacrée aux femmes, de tout âge, il n’y avait pas d’ouverture à l’ouest car c’est le vent d’ouest qui apportait les grossesses. Je pense que la proximité de la chambre des hommes célibataires devait aider le vent à souffler 😉
Les femmes se tenaient dans la pièce pour travailler, aider aux naissances, soigner les blessés… Sur le mur, un labyrinthe était gravé pour empêcher les mauvais esprits d’entrer.
Sur les pieds des tables était gravé un nœud de Hermann pour assurer que la table serait toujours bien garnie.



Au troisième étage du château se trouve la partie musée, axée XVIII-XIXème siècle. Certains articles ont attiré notre attention pour diverses raisons.











Nous avons rencontré une surveillante de salle francophone dans le château. Nous sommes restés un grand moment à parler avec elle, visiblement elle était ravie de pratiquer la langue.
Ensuite direction les halles. Bâtiment en briques qui ressemble étonnamment à celui d’Helsinki, il est agencé de la même manière. Nous y déjeunons au comptoir d’une poissonnerie. Excellent !
Sur l’étal du poissonnier, plusieurs sortes de harengs en marinade dont une avec des fraises. Bizarre ! Sinon, beaucoup de poissons fumés à des degrés divers.





En rejoignant la sortie, nous avons remarqué un petit stand, « french coocking corner »). Nous y avons pris le café en discutant avec le français qui tenait le stand. Il nous a dit qu’il était en Finlande depuis 9 ans et qu’il n’avait aucun ami finlandais ! Nous en avons profité pour faire l’achat de deux excellents croissants « à la française ».
Dans les rues






